LA PEYRADE MON VILLAGE

LA PEYRADE MON VILLAGE

1947 Mariage La Peyradois

1947 Mariage La Peyradois
1947 Mariage La Peyradois :

 Mariage La Peyradois en 1947

Alcaraz et ?

 





Commentaires

  • Daniel Minguez 102 messages

    Pour les plus malheureux d'entre nous,la mémoire se perd comme dans un labyrinthe et pour d'autres elle est comme un fil d'Ariane qui se déroule pour remonter le temps .Il faudrait tout retransmettre aux petits car mes amis on est maintenant sur que comme nos prédécesseur on ne reviendra pas vivant de cette aventure .

    Les vieux font le dos rond , appuyés contre le mur de l'esplanade basse sous le claustra de ciment qui sert a celle du haut de balustrade .Tous se serrent autour d'un tas de feuilles de platane que les ""chômeurs "" ont entassé là pour les brûler .la fumée est épaisse et le peu de chaleur que fumoir dégage ne vaut pas la peine de s'intoxiquer .Ils sont là s'imprégnant du fumé alignés comme des arincades , ils se dandines d'un pied sur l'autre pour se les réchauffer , la tête dans les épaules ils profitent de la chaleur de la fourrure de la canadienne , les oreilles engourdies profitent elles de la laine du passe montagne .Les vielles qui remontent les chantiers ne traînent plus la savate mais marchent a petit pas sur le trottoir qui glisse , un châle de laine sur le dos elles enfouissent leurs nez dans leur col et de ce fait , on dirait que le froid les rend pour une fois muettes .
    Bientôt les premières gelées embrumerons les vitres , l'automne depuis longtemps c'est défaite de ses belles couleurs ,une merlette ricane et traverse furtivement l'allée de mûrier pour ensuite se percher sur le grillage de la clôture ,les moineaux en compagnie se disputent quelques misérables miettes,les dernières mésanges se gonflent pour doubler de volume pour essayer de s'isoler du froid.
    Nous voilà en janvier et le pire est a venir . Il pleut il neige et il grésile , pour nous petits et plus petits c'est le délire . Chez nous la neige arrive par accident ,a part qu'il y est comme dans une bonne recette de cuisine tout les ingrédients , un frima en plaine moins qu'en altitude .Maintenant depuis quelques jours les herbes et les arbustes cristallisent , le brouillard en particule se fixe , c'est alors que se lève la bisse et tout ce fige , moins noire que celle du Léman elle vient chasser sa cousine la brise marine , voila un air chargé en brume fine et maintenant tout profite a cette émulsion .
    Nous étions petit et on connaissait ce temps ,on guettait notre papette et ses mots magiques ""ce temps vas chercher la neige "", le signal était donné . Le soir nous guettions de derrière la fenêtre par ce qu'il y avait un moment que l'on était dehors a détecter des flocons invisibles jusqu'à la nuit a l'heure ou s'allume l'ampoule de la rue , on épiait encore les premiers indices qui risquaient de passer devant ce modeste éclairage et là!! hélas !! la nuit trop noire et trop froide nous rentrions .
    Au petit jour , tout était en noir et blanc , les couleurs sont absentes seules restent encore les verts et les gris qui s'obscurcissent ,toujours au aurores les images se précisent ,tout devient sans teint , ce sont des paysages d'hiver ou les mur des chemins de traverses restent gris ou les arbres ont des troncs noir et leurs verts s'assombrissent .Fini les paysages polychrome les couleurs jaunes et rouges qui persistent semblent être fanées .Enfin!! ça y est le paysage est enneigé .
    Un semblant de rayon de soleil vient jaunir les blancs et noirs on les dirait peint au sépia a l'encre du céphalopode comme ces photographies antiques .Il faut qu'il fasse encore plus gris .Aujourd'hui Papa prendra pas la mobylette , maman se dépannera chez Augusta d'une boite de riz taureau ailé , on finira le reste de garenne et pour dessert de la confiture du figuier , avec un peu de chance on ira pas a l'école car un accident est vite arrivé de toute façon il en manquera la moitié !! car c'est sur que ceux de la plage et de la bordelaise ne viendrons pas a pied !!.
    ___ Hioupi !! disait mon petit frère on va se régaler
    ___Malheureux pensais je ,tu vas voir avec mon amis Jeannot , oui !!c'est celui a qui vous pensez , nous nous chargerons a coup de boules de neige a le dérouiller , l'adoré était petit mais rude et toujours dans nos pieds ,ce chenapan profitait de sa miniature pour nous faire caguer sachant que pour les représailles c'est moi qui trinquerait .
    Nous nous retrouvions tous avec les plus grands au bord de l'étang , dans le recoin prés du portail de Rivemalle ou au fumier de Cavailles la bas les boules de joncs et les mattes de soursouilles dépassent péniblement de cette soupe blanche . La reinette dans les fossés et te lézard dans la rocaille avaient depuis longtemps hivernés .Gelés et trempés par nos jeux de boules d'assauts et de barricade , nous collions nos lèvres dans nos mains violettes et soufflant pour nous les réchauffer , le halo brumeux s'infiltrait par les interstices et au moment de quatre heures nos orteils engourdis et nos os trempés nous rentrions pour goûter .
    Ces derniers jours la rose tardive du jardin résiste , la rosé de la nuit sur ses pétales se posent et au moment de midi ces gouttelettes s'évaporent , ce matin les perles sont transformées en givres , il faudra attendre pour que la larmes coule sur leurs pétales pourpres .
    La neige est grasse elle envahie tout l'espace apportant avec elle le silence .Dans les heures premières du matin le temps et ses tourbillons emportent tout dans leurs courses .Le ciel et gris et tombe en flocons , il parait que les anges du ciel ont choisis ce matin pour laisser tomber le duvet de leurs ailes , ces choses dansent en tourbillon .Les flocons flottent doucement dans l'air , ils hésitent a choir et dans un silence profond se posent .
    La neige est épaisse et immacule le sol gelé.Les pieds du promeneur s'enfonces dans la blanche lourde et épaisse , elle s'écrase et semble gémir quand elle se froisse .Pourquoi !! le ciel est couleur fumé alors que la neige est blanche .Dans ces instants serions nous comme dans une bulle de verre celle que l'on pose sur le buffet !! mais qui nous regarde ?comme nous voyons cet objet !! ces Saints Anges qui nous saupoudre de leurs duvets ???
    C'est extraordinaire la source des Lierles fume ce matin , le givre enguirlande les herbes folles des berges , la neige lourde couche les tamaris ,tout a l'horizon ondule sous cette chape blanche .La glace de l'étang est étrange, parfois opaque souvent cristal alors que celle dans le baquet reste bleu . Jetons une pierre pour la faire glisser ou briser la glace .Quel sinistre frisson a du avoir l'homme ignorant qui c'était aventuré pour marcher sur cet espace , l'eau de l'étang pénètre ces frusques , que la noyade doit être horrible !! on ne peut penser a tout cela sans penser au dernier spasme pour survivre en s'enfoncent dans l'eau gelée sans pouvoir atteindre la rive Moïse passa par là et le sauva .
    Les heures passent les averses se succèdent .Cette nuit seras calme la lune revêtira son halo les étoiles brilleront timidement sur un ciel obscur nos Anges retourneront hanter les coursives des vaisseaux céleste , au sol le manteau de neige donnera a cette parti nocturne une certaine clarté ;.Demain le soleil brillera sans chauffer, la neige se transformera en flaques et ces jours resterons dans nos souvenirs .

    Il faisait froid en ce temps là, un petit chauffage pour toutes les pièces , une brique de terre cuite chauffée sur le fourneau emmailloté dans une Marseillaise de la veille , elle servira a nous tiédir le lit.
    Me sentant maintenant d'années en années plus frileux , j ' imagine nos anciens sans ce plaindre se réchauffant souvent en tremblant , étaient ils plus rude !! ou plus coriaces que nous!! qui sait !! .
    Je resterai maintenant et pour ce qu'il me reste sur des interrogations puisque plus personne est là pour aviver ses souvenirs et puisque plus personne est là pour me les conter.

    ADESSIAS

    • Daniel Minguez 102 messages

      il est le Magistlral
      il souffle tempétueux sur notre garrigue déserte
      il couche avec le temps les pins parasols
      il mélange avec l'air la terre rouge de nos vignes
      il est autant glacial l'hivers que brûlant comme la braise les ans de canicules
      il écume sans répit les vagues de l'étang
      il rend fou les gens d'ici de l'aube au crépuscule
      il décide de hurler sans finesse dans les tuiles de terre cuite
      il mélange avec des blancs le bleu des eaux et ceux des altitudes
      il cherche a nous dompter par ce qu'il la décidé
      il s'acharne a aviver les feux d'été dans la pinède sèche
      il aide pour migrer la grive le ramier et le canard sauvage
      il s'obstine a sécher les draps de coton qui claques sur la corde raide
      il aspire sans soif l'eau des salines proches
      il nous visite deux cent jours par an
      il se calme a son grès comme s'il était a bout de souffle pour repartir soudain en folie et en transe
      il est démon hystérique et buffe a grande gueule
      il est chez nous le plus grand des dévastateurs
      il dévoile sa fureur et a son apogée plus rien reste immobile
      il nous fait fuir les hordes d'estivant pour nous laisser les plages désertes
      il creuse la mer et dévaste les flots en de gigantesques sillons
      il gueule et il rugit pour faire peur et nous filer le TOKE
      il est notre vent protecteur et assainit depuis 2000 ans les odeur de cloaque qui nous entourent
      Mais en réalité
      il fait parti de nous
      Adessias

      • Chez nous , les campagnes sont belles . Tout autour des grands murs gris qui protègent leurs biens .Une imposante entrée et une une longue allée plantée de gigantesques pins . Elle mène a une belle demeure blanchie a la chaux , un parc ombragé des haies de buis finement taillées et devant leur parvis un grand puits .
        Quelques unes sont sobres d'autres plus cossus aux allures de châteaux que je nommerai simplement maison de maître et d'autre hélas de nos jours disparues. On y voit plus rouler sur leurs allées des voitures attelées , on parlera maintenant d'automobile et le cocher d'avant le chauffeur de cette voiture , plus bruyante que le cheval et bien sur plus puissante .
        Le propriétaire , un notable de la grande ville , vient ici passer quelques jours en famille .Vêtu de beaux habits de guêtres et de souliers vernis d'un chapeau a large bord orné d'une plume , a ces pieds deux chiens d'arrêt de race qui lui permettrons de chasser dans son immense enclot le perdreau.
        A son arrivé tout le monde s'incline, il est le patron eux sont ses valets . Le chef de tout ses gens se nomme le ""Ramoné"", dans d'autre temps et régions on l'aurait nommé le baye en Camargue et autre part le bordier ou pour de partout en France c'est la maître valet .Il est le maître ici et tout le monde le vénère car il est pour tous ces gens le commandant . Il travaille lui aussi et sans peur de l'ouvrage , il doit être le plus fort de ses hommes . Mais son rôle essentiel est de diriger cette compagnie . les valets sont employés comme journaliers certains vivent là , d'autres retournent chez eux en Aveyron en fin de semaine . D'autres moins chanceux venant d'Andalousie et de Castille logent ici dans des endroits précaires et par respect nous n'en parlerons pas .
        Bien sur nous parlons de cette vie au XIX ème siècle , car aujourd'hui beaucoup de ces familles sont devenues propriétaires et ci leurs petits sont nés chanceux , c'est grâce a ces homme courageux les ont nourris grâce au petit grains et bien sur qu leurs ont tracé le chemin .

        Le grain pourpre ne vient plus ici, il a laissé la place au doré, a ces pépites d'or lisses qui vous glissent entre les lèvres et qui vous ""gisclent ""entre les dents ,.est ce du miel ? , est ce du sucre ? ,oui!! et cette douceur c'est du fruit !!. Au couvert du feuillage ils sont là blottis et serrés en famille ou entre amis , ils attendent la l'espace d'une saison en s'abreuvent de lumière , tellement serré qu'ils coincent parfois entre eux une feuille de la souche .Qui sait est ce par pudeur ? , est ce par accident ?, ou alors par envie !!.
        Rappelons nous de la légende , de la feuille qui habilla ""ADAN"".
        Qui !! fila le tournis a la tête de ""EVE ""??, est ce la pomme du pommier ?? , car on a pensé aussi a une vigne !!, OU !! a la grappe coinçant la feuille de la vigne !!.
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          Pressé au premier jus le moût de quelques instants marmonne déjà derrière les douves des foudres obscurs , le bois est noirci par les tanins dû par leurs grands âges, ils sont aussi vieux que la vie de leurs chêne .
          Nés au coeur de notre vignoble nichés aux pieds de notre Gardiole , ils sont là nos châteaux .De cavale en caveaux , nous les visitons . Laissons ces bâtisses de maître et parlons de leurs communs .

          Dans son cellier en sommeil ou l'on garde ça portes clause , sous une voûte de pierre tendre creusé assez profond pour garantir une température constante , quelques barriques bien remplies d'eau de vie sont perchées sur leur chaises . L'air qui se glisse sous le maigre jour qui apparaît sous la porte , s'infiltre et circule a travers la caillasse, ce souffle continu envahit tout l'espace , lèche le tuf du parterre pour faire respirer cet air caverneux au liquide . Il atteindra en degrés une bonne quarantaine vieillissant dans le chêne oublié là quelques années , attendent patiemment pour son bien , le jour de l'immigration qui lui fera connaitre la clarté de la bouteille de verre clause par un bouchon de liège . Toutes ces verreries s'aligneront sur des clayettes attendant encore pour qu'on lui étiquette un nom .

          ""J'ai entendu dire que dans le vin il y a 90% d'eau , donc c'est pour cela que dans tout buveur de vin il y a un buveur d'eau qu s'ivrogne ""

          Des fois!! , on s'interroge . Pourquoi!!ce breuvage et si bon , alors qu'il est parti de plus rien . Traitée comme la lie, méprisée , ignorée,rejetée,la bas sur des fumiers ou seul les moineaux se délectent de ces rafles, de ces peaux et de ces pépins, car dans les vignes peuchère ils ne trouvent plus de grains . Cette "racque "" comme on l'appelle chez nous c'est le ""marc"". Seul les vieux connaissaient ça transformation . La quintessence du petit grain , la consécration de la grappe , le jus que l'on y extirpe encore aura une robe ambré qui pourra filtrer le soleil , de la fleur en bouteille, c'est la sanctification de nos vignes . OUI!! ils connaissez ces maîtres distillateurs cette alchimie, soufflé par leurs pères ces vignerons mystérieux adepte de la distillation , une fascination pour extraire les dernier jus a la saveur de la fleur et du fruit pour finir a élaborer une eau de vie et fier de nous faire savourer cet alcool authentique de belle lignée qui a hélas chez nous aujourd'hui disparut .

          Voila maintenant la saison qui s'achève , quelques grapillons au grains cramoisis rendront le tourdre et l'étourneau ivre . Au milieu des feuilles jaunes presque pourpres les radicelles sans grains s'agrippent encore a la rafle solidaire encore au pédoncule dernier cordon ombilical , le sarment attendra plus tard le courroux du sécateur , condamné au bûché par le feu et finir en braise et en cendre . Les feuilles morte poussées par le vent s'entassent en monticules contre les murs des enclos, trahirons la fuite du lapin aux abord des rases , celles qui voltigent encore ente les ceps craquent sous les godillots puis se désintègres pour ce mélanger a la terre , c'est le cercle de la vie .

          Revenons ver le jour , remontons de ce cellier aux marches de pierres usées pas les passages. Quelques mètres nous séparent de la cour et de son puits .
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          Je me revois enfant chez nous dans le jardin avec mon petit frère, bravant les interdits ouvrant sa trappe sur son vide , y criant pour écouter l'écho , écarquillant les yeux cherchant dans ce boyau béant a deviner le liquide .
          Celui ci est bien plus grand et sa margelle plus haute , en passant tout prés , c'est un réflexe , un souvenir peut être , la même curiosité comme dans mon enfance , jeter une pierre dans ce gouffre pour imaginer sa profondeur ,mettant les mains a plat contre les tempes cherchant a deviner du haut de cette tripe obscure une clarté , un bruit , une onde ou un reflet sur son eau stagnante .
          Ce grand puits a était ouvert a coup de pic par des artisans de l'ombre ,ils cherchaient a explorer une veine souterraine , ces pauvres malheureux piochaient dans les abîmes cherchant avec l'espoir de découvrir un semblant d'abysse . Un du haut du puits cherchait a deviner dans le fond obscur de ces entrailles la faible clarté d'une lanterne , en bas son compagnon pour le ramener a la vie relever la tête pour admirer ce puits de lumière .
          Maintenant , désuets , desséchés ,parfois comblés , les puits autrefois rythmaient nos vie et celle des campagnes . Jadis ils étaient nombreux a veiller a leurs sauvegardes . Le rocteur le puisatier et le sourcier travaillaient avec passion parait il ,pour trouver de l'eau claire s'ils arrivez a percer la nappe phréatique . Certain de ces puits étaient ronds carrés ou ovales surmontés d'une pompe a main ou a chaîne et pour le plus profond on faisait tourner au tour une bête . Ouvrir un robinet maintenant est devenu une habitude . Fini les puits et les fontaines , pour boire maintenant on achète de l'eau en bouteille .
          La cour est propre , rien n'y traîne plus d'odeur de bête tout est soigné et fleurie ,des reste de pavés de pierre finissent au seuil d'une porte cochère , peut être derrière des restes de stales puisque de part et d'autre pendent deux anneaux d'écurie une pille remplie maintenant par des belles de nuits . A deux pas de l'office un gros laurier celui qui servait a parfumer la réglisse , il étouffe un lilas fleurit , il y a longtemps tout deux auraient pu voir petite la maman de mon amis . Ils s'appuis sur le façade et avec la force des coups de vent , les branches ce meurtrissent , les vieilles d'avant et les jeunes d'aujourd'hui grignotent profondément l'enduit .Si on parlait de lui on pourrait le dire ocre sienne et part endroit blanc de chaux , un fond ou un reste de sceau qui aurait put servir en badigeon pour le tour des ouvertures et bien sur leurs tableaux . Derrière au nord sur un mur presque borgne deux ouvertures et leurs contre vent , attention !! ne pas confondre , celui ci passera sa vie dehors , alors que le veinard volet lui la passera dedans . Sur le haut des ouvertures une potence serrant une vieille poulie, c'était a l'ancien temps deux paillères pour le foin des bestioles des écuries . Sur le devant un peu plus d'ouvertures , car au sud c'est la vie et l'hivers sous ces latitudes on aime bien les rayons de soleil de midi .
          Face ! a cette place !!, un préau ouvert sur le devant , a 'il été toujours ouvert , a l'aplomb de la toiture au sol un semblant de fondation , une grange ? un abris ? pour les vendangeur travailleurs saisonnier loin de leurs patrie . Trompant les plus novices , des restes de trompe l'oeil sont encore présent , badigeonnés il y a longtemps sur le mur de cette remise par quelques poètes artistes malheureux migrateurs et pauvres ouvrier Ibériques .
          Sur un fond de ciel bleu s'affairent deux cupidons blondinets ,l'un tenant dans une main un grappillon et de l'autre un calice ,l'autre souriant gratte sur une mandoline ,estompé et écaillé des hommes et des femmes font la ronde au tour d'un fouloir , la vendange est fini , le banqué est servi une table et des godets commencent a disparaître .

          Voila !! nos trois châteaux étaient par leurs architectures tout les trois presque a l'identique construit dans les années 1800 et quelques avec l'allure de demeures bourgeoises de nos grande villes appartenant a de riches négociants certainement opportunistes ce partagent notre territoire .
          Toutes ces pierres etaient construites sur des vielles fondations de vieux mas a facture plus humble , certain sont encore entretenus a l'identique "mas de chave "", la vie de ce dernier est de nos jour menacée et le temps qu'il lui reste diminue hélas comme une peau de chagrin .D'autres garderont leurs survie grâce a leurs éloignement et d'autres comme nos châteaux garderont longtemps encore leurs nom et leur enclos .

          Voila!! Comme c'est la mode , de cavales en caveaux aux vignes buissonnières gouttez ou recrachez ces muscat et vin de millésimes , ces domaines, ils sont bien plus vieux que nous et sont les garants de l'histoire de notre patelin s'il vous arrive de les croiser un jour penser que d'un coup d'oeil on voit tout et votre imagination vous fera deviner le reste ..

          ADESSIAS

      • Samedi 8 octobre 2017

        Peut on s'imaginer ce que vont être des retrouvailles , C'est un peu court parfois ,l'espace d'une journée pour revenir un moment sur notre cher passé . Des flashs sur des passages de notre vie .On pourrait citer et dire , que les retrouvailles sont des phénomènes qui existent , mais qui peuvent parfois prendre du temps , ou parfois comme là une vie presque entière .Tout de même cette journée c'est sur est un passage de notre VIE.
        On c'est rejoint dans cette grande pièce remplie de monde pour que tous nos regards s'interrogent , un visage ,un sourire ou parfois une voix pour nous rappeler de lointains souvenirs .
        Mais le phénomène est tout de même bizarre , ces visages nous rappellent souvent nos chers anciens vivants ou disparus ""NOS PARENTS "" .
        Personne ne peut dire ce que nous réserve l'avenir , mais dans un futur proche j'espère , nous nous retrouverons certainement et c'est sur plus nombreux , avec de nouveaux visages , de nouvelles interrogations , car il y avait des absents ce samedi passé .
        Là Comme il disait ,nous on pourra dire .
        ""Buvons chers amis le temps qui fuit nous y convie.
        Profitons de la vie et de ce moment autant que nous pouvons ""
        Adessias Dany

        • HO!!! que nos campagnes étaient belles !!
          Au nom du PERE
          Le cheval était son compagnon car peut etre que dans ces temps , il n'avait pas le choix , il n'écoutait que lui . Cette bête de trait aux allures rustiques , était comme une machine qui marchait a la voix . Le patronyme , pour ne pas en nommer lui parlait dans les oreilles ,pour la bonne raison qu'il etait derrière et si des fois il y chuchoté, c'était peut être pour le dresser .
          Mais parfois son vin si l'on peut dire , celui du bonheur , celui qui lui rend de l'amour , celui qui etait chuchotant et qui l'accompagnait , qui l'aspirait !!!dans la demi obscurité des profondeurs de sa cave , celui qui participera a lui faire oublier dans une ivresse pudique !!! ces folles années celles de 1907 .

          Pensant a MARCELIN le père de leurs révolution , celui qui CRIAIT !! de Montpellier a Narbonne .Là assis au milieu des bonbonnes , glorifiant les soldats du 17 ème , sanglotants des mots en patois d' Occitan et en essayant de traduire , on peut comprendre ceci.

          __ Légitime était votre colère
          Le regret etait un devoir
          On peut pas tirer sur son père et sa mère
          Pour les grands qui sont au pouvoir
          Soldat du 17 ème votre conscience est nette
          Car on ne se tue pas entre Français
          Vous avez refusez de rougir vos baïonnettes
          Petits soldats vous avez bien fait ((Narbonne 1907 ))

          Puis sautant du coq a l'âne il pense dans ses songes a Rabelais qui etait passé ici !! .Puis en fermant les yeux a son vin de liqueur et dans une ivresse lubrique , dans un délire en soubresaut , pensant aux temps anciens de sa jeunesse féconde , se roulant dans la vendange avec des femmes enivrées pour se finir tous aux plaisirs .Puis là dans un coma éthylique proche de délirium tremens , embrumé par des vapeurs alcooliques, son cerveau réagit a des relents de géraniol de nérol et de terpinéol .Ce sont ces arômes olfactifs et floraux qui poussent et naissent sur sa terre . Ignorant en jurant ces muscats , ceux de Mireval,de Venise , d' Italie ou d ' Espagne , MEPRISANT en ricanant ceux de frontignaN . Il préfère le sien , en reprend une lampé et le savoure . Ce délice qui lui pousse chez lui au nord et presque a coté de notre chaussé de pierre celui qui né aux pieds des quatre pins ou aux abords des petits . Ce sont des vignes qui frissonnent au vent chaud du midi . Elles donnent pour lui ces grappes dorées couleur de miel , des grappes parsemées d'écus d'or pour lui offrir a lui seul a leur apogée son enfant, ce vin de liqueur .
          Voila !! pour finir ces divagations imaginaires , il distillera cette alchimique RAQUE qui lui donnera un breuvage assez fort , qui risquerait de l'amener plus tard dans l' au de là !! mais pour l'instant lui donnera cette eau de vie ..

          Nous somment pour certain ici issu de cette race , celle d'hommes de chez nous , parlant avec un accent chantant !! sans rouler les RRR comme les mousquetaires , sans rouler nos caisses comme ceux de frontignaN . Nos illustres Papettes et Mamettes étaient des hommes ou des femmes de la terre, rudes et fiers venant souvent du nord du département , pour se croiser ici avec des hommes ou des femmes d ' Espagnes . Ces hommes se brûlaient les chairs sous le soleil Occitan , se pourrissant les poumons aux poussières d'engrais sulfuriques de chaux vive ou de ciment . Pour d'autres aller faire la guerre pour la France sur d'autres continent .Des pêcheurs aux allures fière , des hommes de mer tannés par le sel des lagunes saumâtres .Tous revenant ici se poser en famille, reprendre le pic la pince la pioche, retourner quelques arpents de garrigue insoumise , glissant entre ses rocs de pierre froide quelques plants Américains de vigne sauvage , qui téteront eux pour se nourrir le sang de la caillasse , pour arriver enfin a combattre la pandémie de la vigne, pour finir glorieux vainqueur de ce phylloxera ,apporté par accident pour notre misère par des savants politiciens inconscient .

          Sans rire de ces gens parce que nous les connaissons , ils résisteront toute une vie mais pour eux elle était courte .Résistant a ce zéphir glacial et violant que l'on nome chez nous "lou magistral " soufflant souvent tempetueux pour leurs rendre la vie plus rude .
          Génération future vous qui poussez au seins des vôtres ?voyant passer pres de vous quelques anciens vous pouvez parler la tête haute et demander .
          __Homme !!dont tes yeux m'interrogent te souvient tu des miens ?

          Revenons a nos campagnes .........

          • D MINGUEZ
            D MINGUEZ · 6 juin 2015

            Nos souvenirs puisque ils nous en reste ,certains sont tristes , d'autre nous font sourires , d'autres nous prennent au ventre a force d'épreuves difficiles que nous avons subit en vain .
            Des souvenirs par centaine ,ceux qui nous viennent a l'esprit quand l'on se trouve seul , lorsque le silence domine , quand l'on a envie de fuir les tracas de la vie , un silence que l'on souhaite et a force de souhaiter il est la enfin , il est la ce silence doux parfois , si l'on est serein , doux comme un baiser , un silence qui enivre , un silence qui finit par soûler , un silence a rien dire , un silence qui nous permet de nous écouter en silence en nous donnant du temps ,du temps sans forcer la trotteuse .Trotte trotteuse ,tourne tout le temps ,on ferme les yeux et on te surprend a la même place ,tourne trotteuse du temps ,du temps ou tous nos souvenirs étaient des souvenirs d'enfants .
            Tourne trotteuse , mais malheureuse arrête toi la maintenant , arrête toi la trotteuse parce que tu nous prend tout !!en réfléchissant !!arrête toi maintenant et remonte ton temps au temps ou l'on était jamais pressés .
            C'était au mois d'aout , le soleil disparaissait a l'horizon , la soiré s'annoncée délicieuse , les seuils des portes et le devant des maisons ,s'étaient rapidement garnis de jeunes et de vieux de la rue , comme dans tout le village , comme dans tout notre pays de France..........

            • D MINGUEZ
              D MINGUEZ D MINGUEZ · 12 juillet 2015

              France......... Les vieux surtout impatient de prendre le frais aprés une journée ou la chaleur a était accablante , respiraient enfin ."" Rabalant "" derrière elles leurs chaises de paille, les vielles se languissaient de rejoindre l'angle de la rue en traînant la ""savate "", en se pressant tout de même , des fois qu'elles auraient manqué quelque chose d'important , je dirai même de vital , la !! je vous rassure !! il s'agissait que de banal ragot qui tournaient souvent en ""galéjades "". Nous les petits de la rue ,mon frère et mes cousins nous nous amusions la , nous nous asseyons en tailleur tout en écoutant ces ""pachacades .""
              L'astre de feu était descendu pour s'asseoir au fond de l'étang , rougissant la silhouette des collines , pour se faire engloutir ensuite par l'ombre du couchant .La terre des vases rouges en terre cuite respirait enfin , les géraniums et les dalhias nain redressaient enfin leurs têtes et buvaient avec gourmandise je présume ,la fraîcheur du crépuscule .L'eau de l'étang proche , frisonne et s'écaille par le souffle timide d'une petite brise thermique . C'est l'heure ou les ""moustiques "" s'éveillent et piquent . Le père d'un copain sur son fragile ""négafol "" au milieu des écailles s'évapore en silence dans l'ancre de la nuit . des ombres encore la s'estompent dans la pénombre obscure . Des ombres qui chahutent et qui disparaissent dans les recoins du ""champ"", quelques une s'accrochent encore dans la nuit qui s'étend . On entend part la bas !! vers l'esplanade , des murmures , des rires d'amoureux qui s'enlacent et s'embrassent sur les bancs , nous les petits des fois curieux , souvent cachés en embuscade en écoutant tout pour nous faire mousser .
              Agacés par les ""moustiques"", Amédé et André adossé au mur encore chaud du cabanon de l'angle de la rue , fument et fument encore tirant a grande bouffées sur la faiseuse de mort .
              Ces deux hommes qui paraissaient vieux par ce que nous étions petit , ne l'étaient certainement pas ,par ce que maintenant nous avons le même âge ..!!
              Riant de quelques conneries que je ne comprenais pas, les deux vieux coqs racontaient et expliquaient aux quatre"" mamètes ""pourquoi la ""ratte pénade "" s'accrochaient aux cheveux sans que l'on puisse l'y déloger et finir par s'agripper dans le cou des enfant pas sage , plantent leurs canines acérés et leur têter le sang . Alias ""RATTE PENADE "" c'est le non Occitan Françisé que l'on donne a la chauve souri et si un jour elle s'est mise sur quelques ""tiniasse "" cela fut certainement un malheureux accident , surtout pour cette petite bestiole qui ne demande rien d'autre , qu'une poignée de ""moustiques "" et un peu d'obscurité .
              Bref , mon papète ne faisant c'approuver ces foutaises regardait du coin de son oeil bleu nous c'est deux oeufs ""carrés ""qui ne laissaient rien passer ,de ces histoires de vampires sanguinaire .Je sautais sur mon frère en faisant bien sur semblant de lui laper un peu de sang , bien sur !!comprenant rien sur cette manoeuvre "" draculaesque "" il ce mettait automatiquement a pleurer pour me faire ""casquer"" , se réfugiant dans les""pattes"" de mon papète l'instigateur de cette escarmouche . A deux pas les moucherons et les papillons de nuit virevoltent autour de la seule et misérable lampe qui éclaire sans illuminer notre rue de la " VICTOIRE ''et qui donnes a toutes ces histoire un peu de suspens.
              Tirant plus haut!! allons vers ce point stratégique , le bistrot de ""Marcau "" ce dernier petit de son père et de sa mére , etait la comme un genre de ""tangui "" , peut ètre un désespoir pour monsieur et madame Lefèvre les patrons de ces lieux .
              Ce lieu etaient le coeur du village , c'est la que se font et se défont les réputations , un regroupement pour notre "" ELITE"" municipale , pour la préparation des discours. Lieux ou l'on cause et on s'observe , un lieu ou l'on s'assassine ou l'on essaie de s'intoxiquer le foi et pancréas a coup d'intraveineuses perfusions ""d'anis et de réglisse "" en passant par du houblon et de l'orge fermenté brassés en pisse dru .Des verveines jaunes et vertes en passant par de la gniole efficace sur l'estomac comme le vitriol parait il et pour finir pour s'achever avec un excellent ""pinard Algérien"" au goût tannique qui tache le marbre blanc du comptoir .Bref un lieu qui gère les allées est venus a toute heures et au besoin de la ""soif "", des envies , ou l'on croirait que les gens qui y gravitent y ont élu en quelques sorte domicile .Le club d'ivrognes marginaux , d'assoiffés dans l'âme et de "" cholestéroleux triglyséridiens ""en attente .Voila le café du commerce bistrôt de Marceau Lefèvre comme les deux autre du hameau avec plus ou moins la même clientèle .
              Joueurs de carte , on discute , on critique les autorités , on parle de filles légères , on joue aux dés ou au jeux de belote .Des endroits de débauches d'aprés l'église et de chapelle d'après les anti - ecclésiastiques , bref !! d'accord sur un même point , un pour l'alimentation , du ""barricout ""de la cave du bistrot , l'autre pour le vin blanc de la messe .Un lieu ou on se regroupe en coeur aprés l'office pour noyer l'ostie en s'enfilant derrière la cravate une dizaine de jaunes bien laiteux ,ou bien pendent les festives estivales un sulfureux ""Royal muscat"" .Bien entendu tout cela finissait souvent dans un recoin de l'esplanade courbé en deux une main sur le front une autre sur le mur de l'allée de mûrier ou ils ce soulageaient la vessie derrière le tronc d'un tentaculeux platane en ce noyant a tout les coups les pieds .Dans les deux cas l'ors de ces nocturnes escapades , les buveurs sentaient souvent ""l'urine et le vomis"" .
              Mais enfin souvenons nous de l'odeur de ces vieux bistrot a la tonifiante fraicheur d'une cave du comptoir de marbre blanc au par dessus d'étain ,a la suave odeur de la bière mélangé a la limonade , du parfum des arachides de l' huile des olives les dimanche d'apéro, des mégots de tabac gris jetés a même le sol et nous rappeler encore de nos anciens coiffés d'un béret et chaussés de sandales de toiles .
              Passons maintenant devant une cour vide ou ont chahutés mille générations de poussins ..................

            • D Minguez D MINGUEZ · 7 août 2016

              Apres toutes ces disparitions qui nous rendent triste ,voyant disparaître comme une pandémie parents amis et voisins, nous pouvons les imaginer petits. Passons maintenant devant cette cour vide où ont chahuté mille générations de poussins .
              Des ombres des illusions , des fantômes d'enfants semblent flotter , on pourrait y distinguer des chuchotements , des jeux de ronde autour de deux carrés de sables ombragés par des veineux acasias . Ces fantôme d'enfants se vaporisent et se gazéfie dans cette nuit d'Août, laissant la place libre a nos bébés bien vivant .

              Vous souvenez vous de nous en culotte courte , intimidé par ce tableau noir , de ces lettres bien rondes parfois souligné pour le sujet du jour . Tout cela suivi d'une leçon de morale . Cette odeur inoubliable de la craie et du tampon a l'odeur de rance . dans cette petite classe bien claire ou pénètre toujours du coté gauche la lumière du jour .Un tableau noir accoté a une estrade surmonté d'un bureau ouvert .Suivant le caractère de notre maître nous n'osions lever les yeux par peur des représailles , la tête courbée sur ce pupitre imprégné par l'odeur acre de l'encre et de celle qui cuisait sur le poele dans une boite de petit pois, le plafond et les murs jaunis enfumés par la combustion du charbon.ou de résidus de pétrole .L'on s'appliquait a rédiger une page d'écriture a l'ancre violette dissimulée dans un encrier de porcelaine blanche y trempent régulièrement la plume sergent major.Comme je disais ces bancs anciens de bois de hêtre on tannés le cul a des générations d'enfants .
              Ces écoles ont fourni des maîtres instituteurs . Tous ces messieurs était du temps de nos pères agent de notre République , président de société , secrétaire de Mairie . Tout cela étaient indispensables pour avoir la maîtrise de notre langue .Chacun de nous que nous étions bon ou mauvais ,nous avons tous gardé de tout cela des souvenirs mauvais ou bons .

              Souvenons nous encore de cette petite échoppe qui avait sa taille , petite et fluette elle était , des lunettes sur le nez , elle vendait des boutons et du lait , Eva qu'elle se nommait Eva MONET .

              On pouvait y trouver de tout .........



            • Une petite mercerie ou l'on voyait alignés des rangés de tiroirs , les étagères étaient encombrées d'un fouillis de tissus ,de coupons , de patrons , de canevas de toutes sortes .
              Les boites a boutons remplie de ces objets inoubliables a la fois banals et utilitaires ,on pourrait les dire chargés de poésie dés qu'on les exposent , ce sont des trésors domestiques , même chez nous tous la boite a bouton était la dépositaire d'histoires toutes singulières et même,s'ils pouvaient parler , ils nous diraient leurs secrets . Chacun pourraient témoigner , aucun pareils parfois marchant par deux ou par trois ,cette petite armé d'ustensiles uniques pouvaient être d'os de nacre ou de nylon . Aucun n'étaient issus de la grande couture . Chez nous ils étaient l le témoignage de notre vie de famille.
              Les connaissances d'Eva pouvait satisfaire toute nos mères sur la qualité des fils ceux a broder au crochet , sur le fil en coton a coudre a repriser les chaussettes ou le fort le noir , aux fusettes de fils multicolores en passant par les pelotes de laines et toutes les aiguilles a coudre ou a tricoter que l'on pouvait s'y procurer a la pièce .Les élastiques a culotte et le galon ou rubans pour rafistoler les extremités des manches de chemises et de pull élimés .
              Il y avait de la vie dans la rue cette route nationale qui rejoint Montpellier a Sète , elles était fréquenté tous les jours par tous nos voisins ou quelques citadins de passages on pouvaient y faire des achats .
              Plus haut a coté du café du commerce un bourrelier ....

            • Daniel
              Comme toi, je ne me lasse pas de revenir dans cette époque si peu lointaine, (il y à un demi siècle quand même), ou la nostalgie nous permets de se remémorer des visages si tôt disparus. C'est la loi de la vie, nous ne sommes que de passage et sur l'échelle du temps, nous sommes inexistants. Comment ne pas se rappeler de cette époque que fut notre jeunesse. L'école avec Mr Ausset, les encriers que nous devions remplir chacun son tour avant le début de la classe, après que Mr Pynauges nous avait allumé le poële.
              Combien de fois avons nous fini dans la cour pour ne pas être asphyxié par le refoulement de celui ci. Comme tu le dis des générations se sont assis sur ses bancs, eux aussi n'ont fait qu'un passage sur notre histoire. Beaucoup sont partis vers un monde soit disant meilleur. Combien sont partis beaucoup trop tôt. Les Jean Marie, Didier, Gérard, la vie en a décidé autrement. Les anciens que notre commune s'en vont peu à peu. Comme le disait Marcel Pagnol, "mon carnet d'adresse n'est qu'un cimetière". Toutes ces personnes qui ont forgé notre jeunesse, restent à tout jamais dans nos mémoires, et cela restera jusqu'à nos derniers jours. Comme tu aimes le dire, nous sommes les derniers Apaches de La Peyrade. D'autres viendront avec des souvenirs différents, avec une vue tronquée de notre village. Le temps passe, telle est la loi de la vie, pour ma part, j'aurais adoré monter dans la machine à remonter le temps pour découvrir un La Peyrade inconnu. Peut être que les murs de notre cité garderont en mémoire notre passage fugace, ah si les murs pouvaient parler. Adessias mon ami.

            • Voila quelques mots d'une page que je garde, j'espère pour le plus tard possible

              "" Ceux qui non pas de souvenir n'en laisseront pas !! Ils mourront deux fois , une fois pour de BON et ces CONS une autre pour l'oublie ""

              Adessias Dany

            • Il fut une époque que notre jeunesse a traversé. Il est frai que l'on avait pas de voitures, de portable, de télévision, de frigo. C'était hier , c'était pas très loin. Etions nous plus heureux qu'aujourd'hui sans tout cet attirail de modernité, on vivait comme cela. Le soir les rues nous appartenaient, filles et garçons jouions à jusqu'a pas d'heure. Tout le monde se connaissait, se parlait, s'enguelait parfois, mais c'était notre vie. Aujourd'hui les anciens qui se croisent se disent bonjour, discutent, les autres passent sans lever les yeux. Le soir les rues appartiennent aux voitures garées, et que dire de la vie La Peyradoise le soir, rien, car il n'y a rien à faire a part quelques irréductibles boulistes. La Peyradoises , La Peyradois, réveillez vous, faites que notre village ne soit pas un dortoir de Sète et de Frontignan. Bougez vous afin de ne pas attendre que la fête de La Peyrade avec ses trois manèges nous réunissent. Sortez de chez vous, et faites vivre notre cité.
              Adessias

          • Photo prise devant le 14 route de Balaruc , après l'ancienne poste.

          • D MINGUEZ
            D MINGUEZ · 23 février 2015

            Nostréa garriguéa
            Le village s'étoffe ,tout s'agrandit , tout dépasse , tout bouche la vue , tout disparaît .
            Notre garrigue s'estompe dans le paysage , avant a plusieurs lieux , avant imposante ,avant inquiétante , avant silencieuse , avant mystérieuse .
            Maintenant visité, maintenant fouillée ,maintenant étouffée ,maintenant ignorée , maintenant violée, maintenant elle s'enfonce .
            Des endroits vierges ,des endroits apaisant , des endroits vivants ,des endroits utiles.
            Comme ses chemins ,ses sentiers ,ses blocs ,ses roches ,ses crevasses ,ses grottes , sa vie.
            Des nom comme avaussiers , comme rouire , comme matelle , comme quatre pins ,comme cible , comme wagon , comme 404 , comme petits pins .
            Elle restera la , après nous, après tous , après tout.
            La haut ,des champs de pierres blanches qui de loin nous font penser a des moutons de jadis , égarés dans cette garrigue épineuse .Blanches pierres isolées au milieux des kermes .Hirsutes genets scorpions parsemant la rocaille .Beau osiris rouve écartant la chèvre et son timide chevreau.Le silence se perturbe par les cigales qui criquent, chantant sous le feu de juillet et sous la voûte d'un ciel bleu marine .
            Des chemins archaïques aux dalles torturées , giflés par le froid glacial de janvier ou brûlé par le brasier de juillet .
            Des terres primitives , mais jamais silencieuses , brisées par les cris des garriguaïres ou par celui de nos ancêtres mystérieux et laconiques pastres .
            Chemins poudreux comme la poussière lunaire , tourbillons en halo déplacés par l'air que produit le pied de mon cheval .
            Cailloutis blancs pleurant en cascades et éboulis ou résiste encore l'amargal .
            Lavognes moulées dans le tuf ou peut ètre dans le lit d'une rivière au regard de quelques roseaux orphelins .
            Le vent murmure aujourd'hui le canto Occitan, nous invitant a fredonner cette cantade ,ce chant glorieux pour moi restera immortel ;
            Les combes dans leurs écrins humides , abreuvent les lichens , eux cette nuit la fragile chevrette (chevreuil).
            On entend craquer les os de la garrigue dans les carrières proches , l'aiguille et la masse violent ses entrailles , la poudre et le feu brisent le silence , la poussière et la grenaille pèsent sur le sol comme un linceul. Dans des amas confus la terre et la pierraille s'assemblent , laissant délabrés et invalides les terriers inhabités qui s'éboulent .En dépit de ses regrets le counil a fuit en dépit de ses chagrins du au décès de ses petits , broyés sous la dent du renard ou sous le bec du rapace .
            Ce printemps , le perdigal célébreront leurs aimées , les jeunes de l'année chanteront pour la gloire et puis feront l'amour .Leurs petits comme des boutons d'or parsèmeront le font de leurs nid .A l'automne prochain , ils régnerons dans ces endroits hostiles et imiteront les hommes dans un combat pour leur survie .
            Garrigue tu assèches nos lèvres , tes flaques a têtard comme a nos chiens ,elles nous ont abreuvé , ces endroits centenaires nous les avons parcourus tous ensembles ,ton puit prés de Rimbo , comblé jusqu'a sa taille , profite de sa survie entouré par les cades .Quelques mur de pierrailles ou pousse l'asperge et ou se cache le gros gris . Nous connaissions tous avant l'omelette et la carracolade , ces coins et ces recoins nous les gardions secrets .Comme nos chiens , on reconnaissait le pétoullier du lapin et le passage de l' hase , comme nos papas et papés nous voulions être chasseurs .Nos chiens aimés étaient comme des frères , nous les avons tous un jour pleurés .
            Les soirs d'été l'humidité naissante fait boire la campagne , cette transpiration libérera généreusement ses odeurs , le sumac comme dans un marché a épice dévoilera sa fragrance odeur.
            Les chardons et les pissenlits lâchent leurs aigrettes , dansant et se dispersant dans le vent . Ses graines d'espérance avec un besoin de grandir montent en s'élevant pour rattraper peut etre les nuages .Soufflons ce duvet et refaisons des voeux , soufflons comme dans notre enfance , dans cette boule duveteuse et tout sera exaucé .
            Des souvenirs d'endroits précis , de fossés profond vêtus d'herbes grasse ou nous nous roulions autrefois, avec amis intimes et pures nymphettes en poussant des cris de joie , cherchant a devenir des hommes sans savoir pourquoi .
            Maintenant cherchons notre enfance et revenons dans ces endroits , dans ces lieux secrets que je garde en moi , ces endroits ou le silence bourdonnait dans ma tête et si il y avait des bruits c'était ceux de mes pas.
            Nous courions courions a perdre halène chacun pour soi , cherchant a voir plus haut sur ces crêtes, seuls bruyant, assoiffés mais heureux .Nous la, amis comme des frères , tous enfants du village regardant de la le hameau , le voir petit tout petit , cherchant a voir plus loin , toujours plus loi que les toits des maisons , les grands pins et le clocher du village .Nous étions la , sans l'avoir de personne , sauvageons , libres sans la crainte de rien , heureux ,les mollets meurtris par les brûlure de la garouille , les genoux et les chevilles crasseux par notre terre rouge .Chahutant sans fin comme une portée de loup , parce qu'on était comme ça et que l'on ne craignait personne .
            Je fis vingt ans après ce pèlerinage , tout était figé et identique .
            Sur cet aplomb comme avant nous sommes la , mon amis de quelque temps souffle fatigué par la monté de ce coupe feu pentu et aux abords escarpés .Je parle a voix haute et par respect il semble m'écouter .
            Sous le couvert de quelques pins la grande pervenche donne un brin de couleurs , les grands genets ont grandis depuis, de leurs jaune canaris ils font des boules d'or. La nouvelle asphodèle pousse en neige et parsèment les coupes feux.La valériane rouge croit sur les rocailles et éboulis ensoleillés , en se regroupant en corymbes , les euphorbes poussiéreuses attendent la nuit pour nourrir les grands sphinx , la myrtre sauvage en buissons comme fragons comme on l'appelle chez nous , la miquelle ,par plaque envahissantes règnent sur les abords des sentiers .
            Tout cela sent bon , l'air et lourd et pèse sur nous , le silence est profond malgré la bise qui souffle,ce souffle silencieux caresse nos visages ,l'on sent un air pur et on cherche a sentir ses parfum familiers , cette infini nous repose l'esprit , le temps n'avait pas heurté ces endroits pour moi toujours magnifiques .
            LES VOILA .....................



            • D MINGUEZ
              D MINGUEZ D MINGUEZ · 4 avril 2015

              LES VOILA....................................

              Il n'y avait la qu'un sentier torturé ce frayant un passage entre la caillasse et les blaques .Cette crête domine la ""Deuvèse "" ,a ces pieds la combe de Rimbaud et plus bas notre village et sa mer magnifique .
              Un paysage inconnu alors , des lieux que peu de monde n'avaient encore souillés .Ce n'est que le passage de bêtes , la garouille est aussi basse que la roche , a croire qu'elle s'abrite d'elle contre les vents d'hivers ,qui sur ces sommets sont piquant comme des esquilles et vous brûle la chair.
              La roche est tranchante et pointue comme la lame d'un sabre . Des tas de pierres plates se superposant et étonnent les curieux , des abris précaires pour les bergers les chasseurs et le ""Ruscaïre "",l'ouvrier de la garrigue qui la façonne en vie et en meurt, il écorche les racines du kermès pour les vendre aux tanneurs de la grande ville , ces habits de toiles drue et ses mains sont pourpre par la teinte de ses racines .Ces murets coupe vent leurs garantissent un asile contre la bise le soleil et la pluie .Il ne vit ici que l'engoulevent qui avec son vol lourd annonce la nuit et le perdigal qui plane en volant effleurant les plaques de pierres.
              Ma bête fait son chemin , il a le pied plus sur que celui de la mule , il hésite un instant car il ne peut choisir ses appuies , je descends et passe devant lui , mon ami se rassure baisse l'encolure et avance .
              La trace est difficile ,tour a tour le paysage change , des patères de cailloux qui s'éboulent sous ses pieds et cliquettent les éperons de mes bottes .Ces tas de pierres ne sont pas la par hasard , il devait y avoir la un four de"" chaufournier ""ou quelques laborieux ,pour y chercher un brin de terre, aspirant y planter un carré de vigne ou d'oliviers . A la grande époque c'es terres étaient encore vivantes et donnaient aux ""Garrigaïre "" quelques subsistances .
              Le soleil fait tout craquer ici , les plantes sont sèches et se brisent sous le pied du cheval , la sécheresse rend la terre poudreuse et le vent découvre des dalles de pierre ou l'on distingue incrusté dans ses strates des fossiles qui nous signalent qu'une mer etait jadis ici , deux obus de la flak Allemande enfoncés dans cette terre ,égarés eux aussi dans cette garrigue perdu .
              Ce soleil est un gril et a la blancheur de midi l'étendue est immobile et se fige .Ces endroit sont étonnant par leurs diversité , la maintenant un endroit peut commun , une combe verdissante au détour d'un flanc , des arbroussiers , des lauriers thym, des touffes de buis aux troncs jaunis, mélangent leurs racines a une terre grasse et grise , elle n'est plus rouge la!! . Le sol est humide suintant ,un îlot de verdure , une résurgence entre les pierres plates du talus , c'est oisis semble refroidir l'air , une bauge de sanglier forme une mare ou poussent a ses abords de timides ajoncs . L'eau est peu profonde mais claire au dessus .Mon ami DIAMANT baisse son encolure puissante , le crin lui retombe sur les yeux , et a pleine bouche il aspire cette eau de vie .La sueur coule au dessous du tapis de selle , son pelage est gris moucheté de blanc , la transpiration et l'écume donnent a son poitrail et a sa croupe un gris plus obscur qui fait ressortir le blanc de ses mouchetures , les reflets de ces taches lui rappellent son nom . Son grand père comme son père étaient Barbe dans un pays au loin , ou les pierres et les collines sont les mêmes qu'ici et ou le cavalier forme qu'un avec sa monture par ce qu'il n'a que lui comme amis .
              Apres c'est havre de paix surplombant une abbaye, un grand chemin , une belle piste , un galop effréné comme une charge de cavalerie , les deux bêtes font corps comme un seul être ,la roulette de l'éperon excite l'animal et au détour de la piste une bête noire jaillie d"entre deux taillis , tout trois sont surpris , la bête noire s'enfonce dans les blaques , le fougueux Diamant crochette brusquement , la chute est assuré , le cavalier perd le contrôle , la douleur est immense .L'animal s'arrête par ce qu'il sait qu'il a fait la faute , et en me relevant je pense a tous, blessés ou perdus dans de telles chutes .
              Maintenant mon ami Diamant ne brille plus de ses éclat , il n'est plus de ce monde et la bête vieillissante que je suis ne galoperas plus, sauf dans mes souvenirs .
              Ils ont recouvert d'arbres notre pauvre garrigues , mais rien ne pousse dessous , ils sont infranchissables , sauf pour la grive de passage ou le sanglier , le lézard osselet si abrite lui aussi car maintenant son seul son seul sursis est la fuite.Il est magnifique , comme l'angoulevent je n'en ai vu qu'une foi.Il est vert avec des osselets bleu sur les flancs,il fait deux pieds de long , il ne faut pas le confondre avec le lézard vert plus commun et moins farouche qui lui ne fait que sa moitié .
              Il n'y avait jamais d'arbres ici , qu'une belle garrigue qui ne demandait rien .Eux ces pins , ils sont comme la poudre , ils n'attendent que le feu , le feu aveugle et assassin qui rougit les cotes des collines , ce n'est pas un feu domestique qui nous chauffe l'hivers , mais un feu aveugle ,qui brûle , qui calcine et qui ne laisse qu'une terre stérile et nue . Mais après la nature est bonne et c'est la renaissance .
              Notre terre nous parlent il suffit de l'écouter , toute ombre, toute fraîcheur est absente a part ces plantes qui poussent dans ces milieux arides , ces plantes aromatiques que tout le monde connait et d'ou l'on tirent d'elles ces huiles parfumées .Elles ont toutes leurs odeurs , une odeur forte et camphré qui dévoilent leurs souffrance et leurs vie au milieu de ces blocs .Elles ne vivraient pas ailleurs , elles aussi préféreraient mourir .
              Le parfum de nos garrigues ne s'évapore jamais , si tu es loin d'ici , et que tu te crois maintenant étranger , Amis le parfum de ces fleurs séchées vous rappellerons ce passé évanouis .
              Les murs de nos garrigues ont des pierres qui chuchotent , elles sont a nos regard cachées , au milieux des pins et des cyprès , elles sont la oubliées toutes ici , a raconter des histoires , le spectre de la capitelle décapitée qui sent encore la sueur de l'homme , la vigne sauvage et l'olivier qui ne produisent plus rien ,que du bois pour le feu et de l'ombre pour le pèlerin .
              Des carrés entourés de pierres blanches sont accrochés au flancs des collines envahis maintenant par des bouquets de genets scorpion qui forment des haies infranchissables et éloignent les intrus randonneurs .Le chèvrefeuille et la clématite sauvage mélangent leurs bras et s'accommodent de leurs parfum , la salcepareille envoile l'azerolier en partant de son pied en l'enlacent de sa chevelure piquante et envahissant son espace , les cistes blanc et rose égayent les parcelles , les iris nains violet et blanc croissent au pied des rochers , eux même sont gris et jaunis , vieillis par ce lichen qui les recouvrent d'un manteau , posé la par les ans les temps et le temps .Les romarins en fleurs se disputent leurs couleurs avec la lavande sauvage , seule la laborieuse abeille ne fait aucune manière , les semis de thym embaument la galoche du randonneur , le fenouil donne asile a la cagarolle et tapisse le sol de son précieux rameau .Une lavogne crevassée sert d'abreuvoir aux perdrix , elle aussi rappelle c'est admirable passé , un amandier crevé s'appuie sur le mur d'un mazet éventré , abandonné comme sa citerne a moitié enfoncée , bleuie par le sulfate , un lierre épais et lourd habille l'arbre au tronc torturé et lui donne une nouvelle verdure .Les jeunes ont fleuris déjà en mettant une belle livrée vert pale , une vieille bergerie au quatre vents abritait jadis lou cassaîre et lou pastre .Tout cela fait notre belle campagne et nous laisse songeur .
              Et voila """""AMIS LA PEYRADOIS""""" ,le passé et le passé et l'avenir est incertain , c'est pour cela qu'il faut se régaler de toutes ces choses , ces souvenirs que l'on nous a contés , ceux que nous avons connus , et puis pour le futur on verra .Il est morne pour notre village natal , a lui on lui a tout fait , du béton , du goudron et meme de la dynamite et surtout maintenant une foule d'étrangers, qui n'on ici qu'une adresse et un lit .
              La !! nous et tous ces endroits , certains en sursis , d'autres deja disparus , d'autre enfouis ,d'autres oubliés .
              Que diront ces gens ici dans cent ans , toutes ces histoires seront des contes,et nos contes seront pour eux des légendes .
              Et quand ils regarderont autour d'eux , ce que nus voyons pousser et fait disparaître lentement .
              Ils ne pourront pas s'imaginer même s'ils s'y intéresses , qu'il y avait ici un endroit si tranquille . AMEN !!! .
              VOILA !! comme j'ai vu notre garrigue , comme peut etre elle est encore par endroit mais maintenant hélas !!elle n'est plus perturbée n'y par les cigales qui criquent , n'y par le vent , n'y par les pas de mon cheval de moi ou ceux de mes amis , mais maintenant par celui des moto et des 4 et 4 des gens qui la souille et qui la pollue enfin ..
              ADESSIAS a vous

            • Maryline 156 messages
              Maryline D MINGUEZ · 24 février 2015

              J'aime beaucoup ce texte. C'est de qui ?
              Je retrouve counil, perdigal, pétoulier, tu me fais saliver avec asperge, gros gris, omelette et caracolade.
              J'apprends qu'il y a du sumac chez nous ? J'en étais restée au sumac vénéneux dans "Les dieux sont tombés sur la tête".
              Je suis allée chercher garouille, corymbe et fragon, inconnus au bataillon ou oubliés.
              Mais j'ai besoin d'explications pour : osiris rouve, amargal, rimbo. Merci d'avance.
              Belle évocation de notre garrigue chérie.

            • D MINGUEZ
              D MINGUEZ · 25 février 2015

              Je suis ravi qu'il te plaise , tous ces textes ,sont des souvenirs d'endroits, de choses ,de gens, d'anecdotes, de tout!! quoi!!, la nostalgie!
              celui ci n'est pas mal mais, se n'est pas mon préféré ,enfin je les aime tous et bien sur ça n'engage que moi, car c'est ce que je ressent.Quand l'on dit de quelque chose que c'est immortel , c'est que l'on y pense, se sont les souvenirs,ça c'est gratuit et c'est a nous , encore une fois pour moi!! . Je ne voulais pas faire apparaître mon non mais la machine m'a trahiii!!!
              Si le village d'avant rencontrait celui de maintenant , ils se diraient .
              ---Bonjour monsieur !! l'on se connait ?? rappelez moi votre nom !!!""HELAS"""

          • D Minguez (visiteur)
            D Minguez (visiteur) · 28 janvier 2015

            NOSTRE VILLAGE , NOSTRE MEMOIRE , notre étangs, notre digue ,notre pont, nos vignes ,nos campagnes,nos vies,nos nés ,nos derniers nés,nos morts ,la vie, des amis , des familles , des noms,des rires ,des pleurs, des regrets ,des boulets des amours , l'amour ,la déchirure la haine .Mais que sont les souvenirs !! rien de vivant sauf dans notre esprit..
            Nous ne pouvons imaginer nos vies sans lui , une résignation , le bout du chemin ..
            Au nom de nos disparus.
            Quand on était petit ,on avait peur de son nom, des ésprits maléfiques devaient y roder chaque nuit.
            C'est un lieu de souffrance et de délivrance , ce séjour mélancolique que l'on fait maintenant , ou l'on vient en secret causer avec nos morts .Nous sommes ici parce que les notres reposent la , a chercher a entendre le timbre de leurs voix et leurs dire des choses que nous ne leurs avons pas dit vivant , a pleurer, a regretter en nous apercevant que finalement nous nous entretenons avec la mort .
            Ils sont la cote a cote et ne disent aucun mots, c'est un endroit ou les cyprès avec le vent se plaignent chaque nuit et le soir quand vient l'heure du crépuscule , l'on se trouve la tout seul au milieux d'allées bordées de pierres froides , elles on toutes des noms et des visages .
            Nous disons adieu a ce soir qui tombe sur ces tombes qui sont elles comme des jardins fleurie , avec des senteurs de roses et de lys .Ornées par des squelettes de vielles couronnes de fer rouillé oubliées sur des clotures de métal travaillés comme des lits d'enfants . Des tombeaux a qui l'on a oubliés les noms , parce que cachés par les mousses qui poussent sur leur ciment gris , de vieux vases ébréchés posés la depuis longtemps ou l'eau a fini par croupir , avec des fleurs effeuillées qui se désintègrent avec le temps .Les vieilles tombes de nos soldats morts qui pensaient l'instant d'avant a leur mère et a leur patrie .C'est jeunes vieux ,ont perdu la vie pour notre liberté ,alors que maintenant des jeunes de vingt ans demandent pourquoi le 11 et réfléchissent peut etre a la couleur de notre drapeaux.
            Ce sont des pierres qui parlent , qui conservent les noms pour la postérité .Le lière du vieux mur frémit au vent léger et glacial , le vieux hibou s'éveille et se plein maintenant a la lune et chaque nuit .Des âmes rodent et saluent les derniers venus .A l'ombre du grand mur , dans une grande fosse , des os oubliés et entassés pèle mèle , par ce qu'ils n'avaient plus de nom ou n'intéressaient personnes .Le gravier blanc des allées sous les rayons de l'astre nous guident dans la nuit , ils craquent sous nos pieds quand nous les écrasons .L'ombre des croix sous les reflets multiplient leurs formes . Sous un préau aux poutres pourries, des cruches de fer blanc sont alignées au pied d'une fontaine , au dela un portillon de fer vert nous ramène a la vie .Sous les branches de vieux micocouliers nous nous arretons un instant pour fermer cette porte , le fer contre le fer nous dit un au revoir .Nous quittons ce lieu ou l'on parle a voie basse ou d'ici personne ne revient .Personne n'y dit mots , a part un amis du village qui vient lui aussi converser avec les siens .
            C'est un endroit ou nous avons tous notre place ,amis ou ennemis , tous finiront ici .
            Et la enfin dans un repos éternel ,dans un vieux ou jeune rectangle nous finirons tous avec les notres avec peut étre le même age et la ils verront eux comme nous nous ressemblons..

            • Le cimetière ou qu'il soit est le lieu de souvenirs de nos années passées. Lorsque nous nous arrêtons sur une tombe, non sans en avoir lu le nom, nous revenons dans les temps anciens qui ont fait notre jeunesse. Se rappeler, nos disparus, la place qu'ils occupaient dans notre village, leur métiers, leurs passions, parfois en se penchant un peu , on peut encore entendre leurs voix. Ils sont là, ils sont tous là, c'est un livre ouvert de notre histoire locale à laquelle ils ont participé modestement. Comme disait Marcel Pagnol "Je n'ai plus de carnet d'adresses, je l'ai caché pour le perdre. Chaque fois que le l'ouvrais, c'était pour y rayer des noms. Ce n'était plus un carnet d'adresses, c'était un cimetière". Adessias...

          • D Minguez (visiteur)
            D Minguez (visiteur) · 6 décembre 2014

            Dans ce lointain passé , celui des des années 20 ,alors que dans le monde entier l'on repanse ses plaies , la grande dépression ce prépare et s'affine , des gens fuient la famine et la répression pour venir trouver du pain dans ce pays de France . Ce sont les notres , nos vieux Italiens Espagnols ou autres venant aider ce peuple Français a ce remonter et ce refaire un nom , ils donnèrent plus a ce pays d'accueil que peut etre ces propres habitants , souvent traités plus bas que de la merde par ce qu'ils etaient étrangers et ne comprenaient rien de cette langue Française , des familles nombreuses arrives ici en masse , dans une vieille France aux idées anciennes colonialiste et pro Pétainistes .. Meme ici dans ce petit village l'incompréhension et la peur de l'étrangers on participes a cette intolérance qui tourna au racisme malgré cette meme ethnie . Pour ces petits, tout les jours furent un combat ,par ce qu'ils non jamais renier le pays de leurs vieux et a force d 'incessantes brimades renforcèrent leurs caractères et devinrent plus français que les vrais . Meme maintenant alors qu'ils sont tres vieux, certains de ces vieux et pénibles souvenir les hantent et avec de la fierté , comme aurait put dire EL CAPITANT ALATRISTE avec un sourire vainqueur .moi monsieur au fond de mon ame je suis toujours ESPAGNOL
            Moi un demi sang et fier de cette moitié , je rend hommage a tous ces gens ,les miens et ceux des autres .
            AU NOM DE TOUS LES MIENS.
            L'homme est massif , on ne lui donne pas d'age.Il marche d'un pas sur sur ce chemin sableux , rien ne bouge , tout parait endormi .Les vignes sont trempées par la rosée du matin ,le martinet reprend sa chasse , son cris est strident et annonce le soleil .Tous ils ont passés la nuit a hautes altitude , planant pour dormir , eux aussi n'ont pas eu de repos . La chaleur de la terre encore tiède se mélange a la fraicheur de l'eau , des nuées de moucherons se tiennent encore au sol ,les chauves souris profitent de ses derniers instant avant de retrouver leurs asiles obscures .Entre les vignes et l'étang le chemin serpente , des filets de pecheurs forment sur cette nappe des lignes noires , sur une barque ,un homme est a l'ouvrage , on le voit afféré sur sa barque légère , il avance en tirant son filet a la force de ses bras , il le remue et le tape pour le nettoyer de ces algues , un Femet vole comme saoul rasant l'eau pour y trouver quelques poissons a manger .Des mazets sont plantés la au bord de l'étang , quelques pieds de vignes grimpent sur leurs façades ,on y voit des treilles ombragées , une citerne est accoté au mur de l'un d'eux , un robinet perle quelques gouttes comme de la sueur , un seau posé dessous , ici on est au pays de la soif , rien ne ce perd , l'eau est précieuse , un murier centenaire étale ses tentacules , ces fruits noirs gorgés de sucres parsèment le sol .Il s'arrete un instant , il trempe les mains dans le seau et mouille son visage et sous le couvert de ce feuillage il trouve le repos .C'est un petit mazet tout en hauteur formant une montagnette ,non loin de la une maison que l'on dirait hanté .C'est la que se reposait le laborieux vigneron , de ses vignes il a tiré pendant soixante années a la sueur de son front du vin pour aider a nourrir sa femme et ses garçons .
            L'étranger repart maintenant au bord de l'étang apercevant le vaillant martin pecheur perché sur une frele et fébrile branche de tamarin . Il entant la bas le clocher du village qui annonce la naissance ou la mort .Il se rapproche plus pres du hameau qui lui parait désert , le ciel est bleu , l'air est tiède , il se dit en souriant ""bon dieu j'aimerai vivre la "".Le soleil du matin se lève dans son dos , une couleuvre argenté se glisse entre les pierres du vieux mur ,les morceaux de verres irisés sur son faite dissuade l'inconnu .Il arrive devant une luzerne ou le grillon chanteur a son approche se tait .A ses pieds un fossé ou stagne une eau limpide , une pierre posée la comme un pas Japonais , il franchit la roubine et devant lui le reflet de son image dans cette flaque d'eau .Il s'arrete un instant car son fardeau lui pèse , puis lassé il s'adosse contre le mur qui s'effrite pourrit et rongé par le sel , la un portail de fer rouillé comme la erse d'une forteresse .A sa droite un arbre de judé et quelques boules de joncs .Il pourrait se mettre a l'abris sous son vouteux branchage , mais a peine qu'il s'approche sort de son manteau une nué de moustiques .Plus loin sur le chemin en pente , vient un char rempli de fumier tiré par un hongre brun , le fer de la roue chante et écrase la caillasse .Bien que cette bete soit maigre ,on distingue sous l'écume de ses flancs les veines et les muscles , et après le déchargement , le rustique charretier fait claquer son fouet et la bete s'arqueboute et s'avance L'étranger laisse derrière lui cette ville aux murs sombres ou tous ses gens la bas fuis la maladie .Il parle entre ses dents une langue inconnue que personne ne connait .Rejetait de chez lui il vient chercher ici quelque chose pour vivre .C'est un homme orgueilleux que les ans ont meurtris.Il sort de ses aillons une photo pieuse , une larme coule de ses yeux , il sont gris comme l'acier et percent comme le regard de l'aigle , son visage est brun brulé par le soleil , une barbe naissante et drue recouvre son visage , ses cheveux crasseux sont noir avec des reflets bleu comme les ailes des corbeaux . Il s'incline sur l'icone et de sa bouche sortent ces mots bénis "" je t'en supplie Seigneur et sainte Marie """ .C'est un vagabond venant de ces pays lointains ou la famine est plus meurtrière que la mort , il vient chercher un peut de pain , il récupère tout de villages en hameaux .Quand il passe dans les rues , les enfants cris et pleurent , on lui lache les chiens , on lui crie des mots ,on lui jette des pierres .Il continue sa route en se cachant des gendarmes , il récupère tout , le chiffon pour le papier et les peaux de lapins pour la colle .
            Il arrive sur ce grand pont , et la bas la ville promise , sa montagne est sacrée , tout en haut en altitude une croix qui étincelle au soleil , un halo se forme ce matin sur le haut de ses bras .Il regarde ce spectacle et le dos courbé et les mains jointes , il rend encore une foi grace a dieux.
            La bas dans cette ville et ses villages voisins ,il y fera des amis , y retrouvera de la famille .Plus tard quand ces petits seront nés ici avec ""la langue de nous "" ils crieront de leurs voix roques et trainante """" Peillarottt !!!! pèl dé lapinnn !! """

            • Une fois de plus Daniel , tu as tout dit, ta mémoire intacte de cette période nous fais revenir dans notre adolescence.Les lieux se mêlent aux odeurs oubliées.Les cabanes de notre jeunesse demeurent dans nos esprits, la joie de faire comme les grands, d'avoir notre chez nous, notre univers que nous avions construit de nos mains. Le poêle que nous avions ramené je ne sais d'ou, qui nous réchauffait l'hiver, et ou nous faisions cuire des chataîgnes, puis nous mettions des écorces d'orange pour le "sentir bon". C'était hier pas avant hier. Est ce que la vie des adolescents d'aujourd'hui est meilleure, je ne sais pas , ce que je sais c'est que notre jeunesse était belle.

              • .....................
                ..................... · 7 novembre 2014

                Parfois l'on voit des groupes de La Peyradois marchant sur nos chemins de vignes ou de garrigues . Ils sont peu ces ainés , que pensent ils de tout cela ? de ces chemins goudronnés , de ces vignes en armas , de ces véhicules bruyants qui les dépassent . Se rappellent ils d'avant ? de ces espaces tranquilles , les ont ils parcourus ? aimés ? écoutés ? ou peut etre pour eux alors inconnus , parce qu'avant !! on ne pensait ,ni aux promenades, ni aux randonnées ,ni à la nature parce qu'on vivait avec . On était plutot ballon, esplanade ou plage .
                Maintenant peut etre avec des souvenirs d'enfants, ils se souviennent de sorties, de promenades tranquilles juste au pourtour du village . Nous avions tout tout près et maintenant plus rien, plus rien qui nous enchante, plus rien qui nous surprend, plus rien qui nous repose . Tout est figé, tout est défiguré, tout est triste .
                Souvenez vous d'avant, tout autour de notre village une belle campagne, passée l'église nous étions libres, nous étions enfants , nous étions innocents, nous profitions de la liberté . Certains se souviendront peut etre de réunions de famille de pique nique au petit pin , et d'autres dans leurs mazets de la plage et d'autres dans les mazets de campagne . Je pense a tout cela et je dit .
                Sortez de vos villes et de vos villages bruyants, vous avez tous oubliés, soit par manque de temps, mais aussi parce que vous avez perdus le gout et l'envie de voir et d'écouter la nature. Vous ne vous souvenez plus de vos mazets accotés au bord de nos chemins . Il est certain que maintenant on ne les voit presque plus dans nos paysages, détruits, oubliés,ils sont les fantomes du passé .
                Souvenez vous de nos sorties buissonnières , de nos escapades d'été . Rejetons maintenant le bruit de ce village, fuyons comme avant, revenons en revant dans ces sanctuaires , laissons les portes hypothétiques de notre cité close , parce que nous la croyons protectrice , passons cette frontière invisible et souhaitons revenir à la nature comme a ces périodes d'antan. Chassons pour quelques instants cette vie de besoins immenses, chassons cette soif de progrès qui nous rend tous con et avides de tout du désir de tout, sans savoir ou tout cela pourra nous emmener, sans plus rien voir meme ce qu'il y a devant nous, et enfin sans essayer de regretter parce qu'on ne peut plus rien, cherchons à revenir vers la nature, remontons le temps, a ce passé antérieur, ou les petits mazets de nos aieux étaient le symbole de liberté, de tranquillité et de joie de vivre.
                Leurs portes closes défendaient leurs secrets, la fenetre meurtrière laissait passer les rayons du soleil, une obscure cheminée noir de suie, un fer d'ane cloué sur la poutre du foyer, un évier de ciment égayé par de la faience espagnole, un robinet vert de gris accoté au mur de la citerne . Le vent murmurait souvent dans les tuiles romaines ; Des fois quelques cyprès sentinelles surveillaient son entrée, a leurs pieds une jardinière en pierre trouée de notre garrigue plantées en son coeur d'ordinaires iris violets . A l'ombre sous son treillis ancien , se cotoi la vieille vigne envahie par des fleurs de la passion . La des repas en famille, les cotelettes et- la saucisse faisaient la joie de nos ventres affamés, l'eau de la citerne claire et pure abreuvait nos gorges sèchent par le sel de l'anchoiade et le sucre des gourmandises .
                Le soir à la lueur des lampions près de l'atre, une bonne soupe aux poireaux de la vigne, une omelette d'asperge peut etre aujourd'hui et quelques restes réchauffés dans un chaudron noirci. Les flammes des lampions sautillent comme des feux folets déplacées par les courants d'air de nos gestes, en déformant nos ombres de petits nains, nous sentions la terre de la garrigue, la fumée du foyer rougissait nos yeux et piquait nos gorges, le foyer manquait de tirage et notre pièce d'air . Puis nous nous mettions sur des chaises d'adulte auxquelles on avait sciée à moitié leurs pieds, tous contre notre tante Marie et près de l'atre, elle nous contait des histoires étranges, fatigués et songeurs nous l'écoutions. Puis petit par petit on nous baignait au baquet , chauffant l'eau de la citerne par ces flammes de vie. Puis nous rentrions harassés par les cris et les poursuites, chacun avec nos parents nous allions nous coucher.
                Mais hélas, depuis longtemps maintenant , il attend et attend encore, abandonné, dépérissant de désespoir, parce que ces vieux ne sont plus et que leurs belles filles s'y ennuient . L'ombre de sa treille n'est plus , la vigne vieille est helas morte, les fleurs sont depuis longtemps désséchées. Peu à peu les herbes épaississent l'énvahissent et l'étouffent, cet espace de paix s'éveille parfois par le souffle du vent qui fait claquer sa porte. Les étagères vides ont fléchies par le poids des objets invisibles, la poussière sur le buffet témoigne de l'attente du temps, espérant le retour de ces vieux habitants .Tout finira helas par l'usure du temps. Mais la main de l'homme est la pire, pillant ses pierres, ses tuiles, éventrant ses contre vent , la caillasse éparpillée retournera à la nature, et quelques fers rouillés quand je ne serait plus apprendront à ma dernière née qu'il était là ici bas .
                Il est là au bout du chemin dans cet armas encombré, on ne voit que de lui sa porte baillante , personne ne se souvient de lui, pourtant son nom est peint sur son linteau . La vigne morte est envahie par des ronces rampantes , sa façade est érodée par le temps, les joints de ciment sont creusés par l'usure jointe à la mauvaise chaux . Dans la remise des cages à lapins au clous rouillés retournés sur un cuir de soulier qui servait de charnière, un grillage galvanisé a moitié oxydé, un cadre de bois à l'équerrage douteux pend estropié sur le montant de la boite .
                Lorsque je reviens ici pour le revoir et penser, je suis surpris et sursaute par le bruit que fait un petit hérisson, son petit nez est pointu, son dos est comme un paillasson, son petit oeil est rond et brille comme une perle noire. Il habite là à l'abri des regards et de la sauvagine. Il trouve maintenant refuge
                sous des contre vent jetés là. Sous leurs couleurs écaillées l'on voit encore des petites lignes horizontales avec chacune un de nos noms, eux aussi nous ont regardés grandir. Une petite chauve souri habite là dans l'obscurité que je viole en laissant pénétrer le jour . Sous le badigeon de méthylène bleu l'on voit apparaitre des traces de sienne et d'ocre rouge. Les pavés de ciment se lézardent par les racines de l'olivier qui oppressent le mur de la cuisine . Il est là hirsute coiffé par des branches brouillon et désordonnées négligé par dix ans de mauvaise taille . Ces fruits des olives qui n'ont elles que le nom . Au clou une vieille paire de galoches de l'armée espagnole aux lacets de cuir et semelles à clous, une cruche émaillée amputée de sa anse et éclatée, le buffet entr'ouvert laisse apparaitre de la vaisselle ébréchée , une boite à sel à moitié remplie de pierre saline ombrée par la poussière du passé, la boite à lampions en carton paraffinée est là et attendra longtemps . Des araignées sans ages qui ne connaissent que leurs congénères, se frayent un passage au milieu des toiles d'antan. Un antique gravure d'une sainte vierge tenant sur ses genoux un enfant innocent . L'opacité du verre crasseux rend l'icone triste , un crucifie enlacé par un chapelet de nos aieux croyants .
                Pendue au plafond la lampe à huile est sèche et laisse son lampion sans espérance avec le souvenir de sa flamèche qui égayait jadis ce modeste cabanon . Sur la table bancale une bouteille de vin vieux oublié depuis longtemps, du temps de nos escapades en famille et de leurs apéros fameux .
                Je me permet de dire maintenant, sans outrager la mémoire de cet illustre poète
                """ objets inanimés avez vous donc une ame ?
                Qui s'attache à notre ame et la force à les aimer""
                S'il était possible de gratter avec le saphir et chercher les sillons incrustés dans ses murs l'ont pourrait écouter et entendre ses endroits pleins de gaieté et de rire d'enfants, du claquètement des castagnettes de notre grand mère espagnole, des aboiements du marquis de mon père en le voyant arriver, le bruit de la chaine de fer sur sa niche de tole, du verre des bonbonnes se heurtant alignées dans la brouette pour aller chercher de l'eau par manque de pluie chez la famille Cablat ou Rufette à cent mètre d'ici . Du vent dans cet immense chene qui a vieilli lui aussi, de la voix de tia Isabel et tio Antonio ses derniers habitants.
                Et puis finalement on dit que trop de souvenirs rendent les hommes tristes . Mais ils sont là et quoi que l'on dise ou que l'on fasse on ne retrouvera rien de semblable, a part peut etre si l'on est comme moi un ermite a l'écart de tout si l'on peut dire . Mais helas le retour est aujourd'hui impossible .
                Alors amis La Peyradois rappelez vous vos souvenirs intimes et vos endroits favoris ..

                • ......................................
                  ...................................... · 4 octobre 2014

                  Encore une fois notre village a était épargné , mais la t'il toujours était ? lors des gros orages d'antan ,lorsque les marais baignaient nos pieds , que les source de nos puits étaient saturés et alimenté par l'infiltration des pluie torrentielles qui s'abattaient sur notre Gardiole ,nous n'avons jamais été inquiétés ci se n'est que par le ciel et le vent , si vous la connaissiez , vous comprendriez .
                  L'étang d'Ingril nous baigne ,elle laisse derrière cette ville d'antan aux vins liquoreux et ou les fièvres paludiques sévissaient jadis .Sur ces hauteurs immédiates, les calcaires dépassent les chenes kermes , les garrigues de la Gardiole sont splendides toute l'année, elles sont pavées de thym ou les bleus mélangés de leurs fleurs varient comme de la mosaique .Son nom viendrait des Francs Mérovingiens qui voudrait dire ""petit poste de veille "", pas étonnant vue son point de vue .
                  Parfois les violents orages d'été lavent ces conques pierreuses , d'anciennes rivières qui formaient des torrents boueux , des engouffrements de l'Hérault ,des couloirs souterrains et ténébreux de notre gardiole, ces oueds sécos étaient toujours a sec toute l'année .Mais l'on dit que l'eau des pluies ou les résurgences de notre fleuve pénétraient les déchirures pierreuses jusqu'au abysse de Thau et les veines caverneuses alimentaient elles toujours le fond nos puits généreux .
                  Au dela de l'Ingril ,aux termes de ces lagunes qui s'étiraient jusqu'au soleil levant ,notre mont de la gardiole vient mourir en pente douce dans les flots de l'étang de Thau et finir aux pieds de notre village.
                  L'étang de Thau est le plus beau de tous , la vie est venue ici par dela le canal de Riquet en passant par un pont a 52 yeux qui regardent cette ville de Cette qui avait pour pilier le mont de St Clair .Les hommes de Riquet en firent sa grandeur avec un port et un canal pour deux mers.
                  Dans ce coin de paradis un golfe ou les vents se déchainent , on l'appelait le Lion parce que pareil a ce féroce fauve , sans pitié pour ces aventuriers des mers .Mais maintenant avec ce magnifique port ils l'appelleraient le golfe de l'espérance , un abris ,un asile pour ces marin perdus .
                  Le Mont baigne ses pieds dans ces deux mers salées ,l'un dans la grande bleu , l'autre dans la petite Méditerranée .Le Mont St Clair est le bastion méridional de notre bonne gardiole ,ils se rejoignaient jadis par le rocher de ROUQUEROL et la cap DE LA TAUPE (pointe de Balaruc) , mais depuis ce pays a renoué ses bras par les depos terrestres et par les sables de cette mer latine .
                  De sa cime au pied de sa croix , l'on voit tous les étangs , la mer ,les collines de l'Hérault , notre gardiole et des fois par temps clair les monts Albères enneigés meme en été.A l'orient des embouchures du grand fleuve les Alpilles encore blanches au printemps .
                  Sans ces bras protecteurs ce fauve avalerait l'étang de Thau .Ces dunes assurent l'existence de ces lagunes , par le renforcement de nos digues , par le comblement des bassins , le combat a était rude entre l'homme et la nature .
                  Mais enfin jadis ,le long de ces levées sauvages et solitaires, quand dormaient Amphitrite et ses monstres marins, seules quelques baraques de doinier et de valeureux gardes cotes mélancolique veillent sur nos anciens et sur ces eaux lacustre et marine .
                  Quand nous dormirons ce soir dans un sommeil profond ,quand tous ces songes nous gonfleront l'esprit , je pense qu'ils passeront et passeront dans nos tetes comme une histoire sans fin et au matin , quand nous nous réveillerons enfin , nous languirons le soir pour refaire du chemin ..

                  • ...........................
                    ........................... · 3 septembre 2014

                    Depuis un mois les martinets ont repris leurs migration , seules restent encore l'hirondelle discrète, ses derniers poussins sont encore au nid ,l'automne approche a petits pas, les vignes qui dans le passé étaient bruyantes et animées restent semi désertes plus rien n'est comme avant, aucune agitation si ce n'est que quelques groupes de vendangeurs isolés au milieu de ces étendues , seules quelques machines brillantes et quelques tracteurs et leurs pastières empruntent nos chemins goudronnés .
                    Souvenons nous de nos jeunes années celles d'avant.
                    Nous jeunes enfants , nous sommes nés ici entre la garrigue et l'étang et nous avons nous maintenant nous les presque vieux des souvenirs de vendange , de la comporte de bois, du cémaillet , de la meneuse , peut etre du cheval avec la charrette et c'est certain celui de la camionnette .
                    Nous voila déja mi septembre la journée est tiède ,, le vent du nord ouest depuis quelques jours fait la tréve .Dans les campagnes de chez nous comme dans notre village , couve depuis quelques jours une certaine fièvre , une excitation , une nouvelle saison , le temps des vendanges .
                    Le labeur d'une année , on guette le ciel et le baromètre , il suffirait de rien pour tout remettre en question .
                    Devant son magasin l'homme s'affaire , les comportes de bois sont sorties , quelques coups de maillet pour resserrer ces anneaux de fer , on change quelques cotes avec du chataignier sauvage ,on les remplit d'eau pour qu'elles gonflent ,le liquide chasse le sec du bois et les gerçures .Les barriques sont nettoyées a l'eau chaude ,une chaine de fer propre a l'intérieur pour détacher le tartre
                    .Le tonneau est rempli; il est chaloupé de gauche a droite de droite a gauche et d'avant en arrière ,la chaine de fer tape et racle l'intérieur ,le liquide sorti est rouge lie de vin ,une odeur de vinaigre ,de piquette et de aigre se mélange au tanin de son bois .Puis il les alignent chacune sur sa chèvre l'oeil de la barrique vers le bas pour faire couler les dernières gouttes du liquide .Il y introduit une mèche de souffre a qui il a mis le feu, cette plaquette brule et en consument imprègne le bois intérieur de ses gaz sulfureux ,tuant tout les parasites comme les champignons et les moisissures ,lorsque le gaz a fait sont ouvrage il éventera les futailles .Il ne faut pas se méprendre ,il n'y a pas chez ces récipients des males et femelles que des appellations suivant les régions l'épaisseur du bois ou leurs contenance .La comporte est de chataignier et la barrique de chene .
                    Ce tintamarre joyeux avait envahi notre village ,l'air sentait le souffre de la mèche,le bois humide et la lie de vin .
                    L' hongre de cinq ans ce jeune percheron est enfin paré de fers neuf , la vieille mule est morte cette année a la tache , les moyeux de la charrette sont graissés ,le cuirs sont suifés ,les chaines du collier aux brancards sont ajustés pour la nouvelle béte , toute cette famille est enfin préte .
                    Demain , il ira a la vigne , habillé comme un paysan,un bleu de travail délavé peut etre un relique ,un chapeau de feutre noir au rebord déformés avec des traces de sueur imprégné de poussière rouge .Il parcourt ces biens , son pied s'enfonce dans la terre rendu meuble par le dernier labour ou la dernière averse .Il se sent tout a coup le fils de cette terre , il sent son ame s'envahir par les esprits des morts de son sang ,ses vieux qui lui ont appris a soigner cette terre pierreuse , ces vignes nourricières sont son héritage ,il suit la croissance de ces ceps avec délectation et les jus de ces fruits seront la récompense ,ce sont des terres a vin et le fruit de leurs amours seras ce muscat chérie .Il a une senteur de miel , la senteur d'une boite a épice que l'on vient d'entrouvrir et de bouquets de fleurs de lis blancs fraichement cueillis .
                    Tout commence maintenant dans les communes de la région comme dans notre village ,le banc des vendanges est affiché en Mairie .Le nom viendrait du calendrier républicain le Vendémiaire du 21 Septembre au 21 Octobre .Mais le choix est délicat , le raisin était déja mur et c'était la cave coopérative qui donnait l'ordre par son ouverture .Le problème du degré était important , le vin rouge ouvrait d'abord , c'etait ici de la piquette du vin de 8°ne dépassant pas 10, du pinard pour nos poilus , un vin médiocre pas cher avec un gout a rien ,il tache les habits et vous noircit la langue , souvent il a le gout de vieille futaille .Un travailleur de la vigne avait droit a 3 litres une femme a la vendange 1 litre. C'était un rouge qui ne passait pas l'année meme pour les plus sobres , car il faisait vite vinaigre .Pour certain l'eau était un poison et il n'était pas rare d'entendre dire dans le village
                    -- homme .........? tu bois combien
                    -- ça dépend !! 4 litres et s'il y a la piste aux étoiles 5
                    Et bien oui quand l'homme bois maintenant il se sent un autre homme , donc il faut que cet homme reboive et de litre en litres de bonbonnes en bonbonnes nous avons bien connu tous ces gens amis. La France était un pays de pinard alors buvons et surtout avec modérations .L'eau désaltère et l'on crois parfois que le vin chasse le chagrin .Avec un verre le trimard ne se sent pas seul, avec deux il se sent heureux , avec trois il se sent plus riche ,il ne se sent pas plus intelligent mais certainement plus joyeux .Les vieux de notre vieille France buvaient du vin mais toujours sent sans étre ivres .
                    Moi je dirais quand meme que dans ces temps , l'homme ivre parlait a l'oreille de son cheval mais le muscat dans les foudres chuchotait a l'oreille de c'est homme .
                    Pour notre muscat le grand jour est arrivé, c'est une institution un train de charrettes circule sur les chemins comme sur la route .Chacun s'affaire et surveille son voisin , le degré est bon , les colles sont formées ,en principe la meme chaque année ,les petit propriétaires les feront en famille .
                    Ce matin de bonne heure ,une fréle lueur éclaire la remise ,le portail du magasin est ouvert , le baie mange de bonne heure ,un car de de foin et un demi seau de grain .On entend dans la pénombre comme un ronflement , il finit la dernière orge , il souffle des naseaux et avec sa que il chasse les premières mouches qui se mettent a l'ouvrage des les premières lueurs du jour ,elles viennent ce recoller sur le fil de la lampe .Les fers neuf froissent la pierre du pavé de la stalle .Lou paire lui donne le dernier coup d'étrille et l' arnache ,le collier et la sellette sentent le sapo et le suif , ses pieds sont enduis de cette huile de cade qui mélangé au fumier donne une odeur qui n'est pas désagréable .Il le met dans les brancards et finit par l'arnacher ,puis ils sortent de la grange , l'animal connait deja le chemin , cela se passe comme ça dans tout le village .
                    Le jour se lève maintenant , l'hirondelle tridulle son nid est collé sur une poutre de l'écurie ,ses petits s'éveillent et la mettent hors du nid , elle vient se mettre avec son male sur le fil électrique qui pend de la lampe au mur au milieu des toiles d'araignées et de vieilleries .La campagne est un peut fraiche ,le schot lance ces derniers cris ""youit youit ""en sifflant , il rappelle sa femelle qui peut etre chasse encore , son vol est silencieux , ces plumes sont soyeuses et légères , c'est une chouette hulote une habitante de nos lieux , on l'entend déja au printemps dans le calme de nos nuits du ""hou !!hou!! habituel nous la reconnaissons maintenant a son ""youit "" , l'oiseau malheureux ,on le nome chat huant , on le clouait jadis sur le portail des granges par peur et pour éloigner le malheur .Elle habite nos bois , nos jardins et nos cimetières boisés .
                    L'odeur de la vigne monte ce matin , la rosé de la nuit fait monter son parfum ,l'odeur apre des feuilles se mélangent aux relents de raisin moisis ,cela dévoile leur teneur en sucre .La souche généreuse livrera ce matin ces grappes mures et collantes .Les coteaux sont pleins de bruit sourd ,les comportes que l'on jettent au sol font des bruis de tambour comme des caisses de résonance .Le territoire s'anime ,la rosée fait coller les frusques sur le corp .Nous nous souvenons de ces vendanges qui coincidaient souvent avec la rentrée des classes , petit peut etre pour bricoler , on nous prenait le jeudi et le dimanche .Mon oncle avait un espèce de camion trafiquait en plateau un Renault .Le plateau était encombré de comportes de bois , empilées les unes dans les autres ,une cruche de terre cuite entourée d'un sac de jute mouillé pour garder sa fraicheur .Sa petite colle une dizaine de personnes , la grand mère , la tante des voisins et une meneuse souvent une femme , elle menait la cadence et entrainait les vendangeurs au bout de la rangée ,un videur de sceau .Ils etaient encore en fer ,la comporte remplie ,j'était préposé au pilon , un manche de bois emboité dans un cube de pin .Quand les baqués de bois cerclés étaient pleins ,ils étaient amenés a la charrette ou a la camionnette .Les deux hommes le videur et l'oncle , ils glissaient les sémaillés deux perches de bois sous les poignées des comportes et aprés quelques jurons occitan en trébuchant sur les mottes de terre ,ils les portaient au bout de rangé pour etre ensuite entassées sur la camionnette et nous voila parti pour la cave coopérative ,des fois au retour lassé par les questions et saoulé par mes paroles ,il me laissait sur sur le chemin de terre entre deux vignes le volant de son engin de camionnette , c'était pour lui jamais bien car d'après lui je ne savait pas conduire et après quelques ronchonnements il me disait <<bas preindre une implastre vas beilre >>il n'airait rien fait .
                    Les grappes au grains jaunes vif et translucides étaient vidées au pressoir ,le premier jus coulait il était doux et sucré une gourmandise qui vous faisait gargouiller le ventre et parfois tourner la tete .Le jus de quelques jours chantonnaient dans les cuves , ce travail sera la récompense l'effort d'une année , et quand tout le muscat sera rentré ,il leur passera par la tete des envies ,car le profit ne s'acquit jamais sans soucis .Toute ces joyeuses agitations accompagnaient nos vendanges .A midi a l'ombre du mazet ou de l'amandier un repas léger et traditionnel l'oeuf bouilli la boite de thon a la catalane un morceau de saucisse de la veille une tomate du jardin et un morceau de table .
                    Les fin d'après midi étaient toujours animées , les petit grains noir de la vigne sauvage servaient de fard , toujours la meme désignée pour le fardage , dans le meilleur des cas ou alors finissait assise dans une comporte remplie et bien juteuse , en principe cela annoncé la fin de la vendange .
                    Voila les jours et les jours finissent sous le soleil couchant ,les vignes s'assombrissent les ondulations des rangées se melent aux replis de nos chemins .
                    Dans nos grandes campagnes le coeur triste n'oublions pas ces travailleurs d'ailleurs aux pensées lointaines , ils boivent a ne plus soif pour oublier un instant les leurs , ils chantent des refrains qui rendent leur ame triste et le soir dans la paille des granges ,ils s'enrouleront dans leurs couvertures et avant de s'endormir ils feront comme moi ils reveront un peut..

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                      ...................................... · 2 août 2014

                      Maintenant en l'an 2014 dans cet environnement tourmenté , seule reste encore sauvage et a peu prés tranquille notre bonne garrigue , malgré les bruits de la vie et cet enchevetrement de cable de haute tension notre pauvre colline domine notre village , de son sommet on distingue encore toute notre bande cotière et tous nos points de repère.
                      Assis la, faisant le vide sur toute cette pollution sonore et visuelle qui nous entoure je me met a penser.
                      L'on distingue au loin deux bandes de fer scintillantes ,installées sur une chassée de pierre espacées l'une de l'autre d'a peine quelques pieds de de large ,reposant toutes deux sur des traverses de chene , elles passeront les montagnes et les fleuves , c'est le plus beau chemin qui marche , le chemin qui vas vers la vie ,el camino de vida ,comme l'on dit en Espagne .Il passe devant notre village , d'ici on le voit croiser devant nous , notre vieux pont n'est plus seul il a maintenant un compagnon.
                      C'est une magnifique voie ferrée ,belle et surprenante comme la voie lactée, elle portera chez nous dans notre pauvre région , peut etre le progrès , peut etre l'illusion .Nous sommes en 1839 et aujourd'hui , c'est l'inauguration de ces deux lignes de fer qui s'étalent de la ville de Montpellier a la ville de Cette . Elles longent la dune et traversent les étangs en se perdant ensuite dans les marais du coté de Frontignan .
                      Au matin de ce jour , tout au fond sur l'étang , sortant de la brume se détachant sur une nappe d'argent , un panache de fumée , elle s'élève et s'étire dans ce grand ciel océan , elle tournoie et s'incline par la force du vent .Dessous le monstre de fer s'étale comme une chenille et fend l'air comme un rapide oiseau des mers .A grand fracas la bete passe devant nous .L'on voit tout au long du parcours des petites formes qui s'agitent, ce sont des gens d'ici , ils sont la badaud , curieux et certainement peureux .Ils regardent cette machine dont on parle souvent ,qui marche bizarrement a l'eau , au charbon et au feu .Arrivée a notre pont ,la bete s'arrete , s'abreuve d'eau a notre belle fontaine .A l'arret , elle souffle , crache et vomie de la vapeur , on ne voit d'elle que le haut de sa masse , ses pieds sont noyés dans un nuage brumeux .On la dit puissante comme vingt chevaux fougueux .
                      Elle arrive a la ville de Cette au milieux des drapeaux , de sa cheminée sort une fumée épaisse d'ou jaillissent des étincèles de feu .D'ici l'on perçoit la musique d'une fanfare militaire portée jusqu'à nous parce petit vent d'été , il vient de notre belle mer , c'est le labèch tié , tiède maintenant il tournera quand montera le soleil et sa chaude brulure et quand notre bel astre se mettra au couchant , notre bon vent reviendra au levant .
                      Cela est étrange , des charriots a deux essieux , ce ne sont pas des rayons de bois comme de vulgaires charrettes , maintenant ils sont ferreux .Au dessus s'alignent des bancs de bois dans des caisses de planches et pour les plus aisés des caisses de diligences . Des gens aux beaux habits sont installés sur des banquettes , des notables de nos grandes villes aux ventres bedonnant Des maires , des députés avec leurs belles dames , des hussards de cavalerie de divers régiment et peut etre aussi au milieu de ces gens , notre bon Vicomte Rattyé maintenant vieillissant .Tous ébouriffés et grisés par la vitesse , ce sont les premiers voyageurs de la ligne de Montpellier a Cette .Ils sentent la sueur de l'émotion et aussi la fumée et la suie ..
                      Revenons maintenant sur terre et les yeux bien ouvert , après bien des réflexions , si je devais etre comme ces Cettois et vivre plusieurs fois , j'en mettrais volontiers une paire en arrière , pour vivre dans ces temps reculés et en connaitre un peut plus sur tous nos anciens et les vieux de nos vieux quand ils étaient tous gamins ..

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                        ........................................ · 6 juillet 2014

                        Notre pays est magnifique des lieux pittoresques , des villages est des petites villes typiques une grande histoire , des murs de pierres rouges , noires, jaunes ,malgré le XXI siècles ils ont résistés a tout, le c?ur triste , l'amertume me gagne , on étaient si bien ici , je suis jaloux de ces gens qui vivent serin dans ces endroits ,si je n'avait pas ici des racines je m'enfuirai .Merci a mon ami ..

                        Village anonyme tu a un nom , tes enfants portent le tien ,tous ces gens ont vécus dans tes murs ,toutes tes ruelles ont étaient foulées par leurs pieds ,toutes tes pierres arrachées a la garrigue ont dormi longtemps tranquille ,tu est magnifique et tes chemins sont ouverts aux quatre vents .Mais pardonne moi comme toi il en existe hélas partout .
                        Nous t'avons connu sous le linceul blanc de la neige et sous le soleil torride de Juillet , dans ton sein des femmes et des hommes se sont enlacés .Tes petite routes sont accotées par de petits murs de pierres entassées ,nous conduisent vers toi humble village , mes regrets vieillissants finiront a force d'embrumer mon cerveau . Tout nos yeux d'enfants étaient enchantés , tout nous semblait beau .Le premier jour de l'été nous m'étaient plein de gaité , enivré nos nez par des odeurs de bonbon et nos yeux de jeux innocents .
                        Dominant ta place tous tes platanes ont vu naitre, leurs rameaux noueux et tortueux font maintenant ombrages a nos vieux . Ils sont la réveurs assis sur des bancs en regardant jouer tes enfants. Tous ces arbres centenaires , sont comme des bergers surveillant des bancs en vis à vis ou des gens y parle de tout de rien en refaisant le monde . Ce soir sur ces planches de bois et sa fonte verte nous graverons nos noms . Son écorce qui s'écaille en plaques aurait servi a habiller un cheval a Troyes , ces feuilles a cinq doigts manifestaient parait il la présence divine . Leur ombre maintenant nous ventile et son bois servira a nos charrons .
                        Tous ces métiers me ravissent , dans ces époques lointaines ou l'on se déplaçait exclusivement à l'aide de la bete il fallait fabriquer . Le carrossier faisait les carrosses , les charrons des roues et des charrettes . Chez nous nous avons tout fait , charron , maréchal ferrant , menuisier , tapissier , vigneron , soldat et meme un éveque . Un mauvais charron fera un bon charpentier , pas beaucoup de diversité mais des règles , petite précision mais un bon coup d'?il . Il allait de pair avec le maréchal ferrant qui était aussi forgeron, tous indispensable à la vie de nos villages , humble métier mais nécessaire .
                        L'on dit au charron .
                        Quand le charron fait la roue , tic tac fait son erminette , du rayon au bouton il regarde si le tour est bon .
                        Inondé de sueur , harassé par la fatigue , le forgeron aux bras vigoureux était ami du charron et lui modelait les cerceaux et avec unissait le bois à l'acier .
                        Tous ces souvenirs sont merveilleux ,à l'angle de l'école dans une de terre battue , une bete est attachée à l 'anneau d'écurie , un licol de cuir cousu enserre son crane et sa face . Au fond dans l'atelier l'on entend encore les coups cadencés du marteau qui chante en frappant l'enclume , le ronflement de la forge et le grésillement du charbon font des bruits de fond . Les étincelles jaillissent par les coups portés sur le métal mis à blanc puis battu . Il ajuste le fer sur la saule du pied de la bete , une odeur de corne brulée vous envahie les narines , la fumée est épaisse et lourde , elle pénètre les habits et envahie la cour . Le chien du maréchal se délecte des brisures d'ongles , il se glisse entre les pattes de la bete , la cheval apeuré tire au renard, le chien part la queue entre les jambes en couinant par le coup de pied qu'il a pris . Le corniaud meurtri rejoint sa couche de paille dans le fond de l'écurie . Pas de pieds pas de cheval disait le maréchal à l'apprenti , nos betes dépassaient parfois la tonne , le cheval court sur un doigt dont le sabot et l'ongle . Cheval de selle cheval de trait , tous m'ont fait réver , un cavalier doit au moins une fois avoir ferré sa monture , je peux dire que je l'ai fait . Ils disaient dans la cavalerie, balzane un cheval de Hunt, balzane deux cheval de gueux , balzane trois cheval de roi, le mien était Hunt .
                        Cette ruelle est parcourue depuis trois cent ans par toute sorte de gens , meme avant jésus des gens passèrent là , les pieds et les habits poudrés par la poussière de notre terre, toute nos vieilles odeurs que nous avons connus, les ont ils eux meme humés ?
                        Devant le presbytère, une fontaine suspendue sa tripe suintante attend avec impatience de noyer les tonneaux des vignerons, celle de la place moins imposante mais plus coquette abreuve maintenant les bohémiens . Que de gens elle a vu défiler, son vert écaillé est maintenant comme l'écorce des platanes ils parsèment leurs pieds. Ils sont nés tous sous les memes cieux . Elle abreuvait jadis les habitants du quartier , pour prendre le relais de nos puits familiers .
                        Devant la jeune mairie , une grille de fer barricade une Ariane ailée, prenant dans ses bras protecteurs un jeune poilu en habit de guerrier . Il a quitté sa pioche, pour ce gigantesque fusil monté d'une baillonnette acérée. L'?uvre est blanche pour nous faire pardonner ces années noires sombres et tourmentées .
                        Sur ces flancs de marbre blancs l'on a alignés des noms, des enfants du village morts au combat, ils attendent là leurs parents pour la prochaine, il y a encore de la place car nos dirigeants l'ont peut etre prévu. Ils auront tous droit à la croix de Lorraine et au drapeau tricolore mit au vent .
                        Mais maintenant pourquoi ce temple a t'il disparu ?
                        Ignoré dans un coin à l'ombre d'un grand mur, planté là comme un poteau de supplicier , une dalle de granit rouge et noire reste là discrète et muette . Avant élevée en hauteur plus haute que les hommes, elle est mise là peut etre pour etre oubliée ,noircie, crasseuse par les pollutions gazeuses, souillée par des détritus qui volent aux vents , taguée peut etre par des irrespectueux délinquants, tachée par d'immondes déjections d'origine douteuse, une honte pour notre nation et pour notre village . Lui meme se défigure parce qu'on le rajeuni, on le grime d'une peau neuve peut etre pour l'acheter ou lui faire oublier son nom. Il est grand maintenant et riche de gens.
                        Risque t'il à force de grandir de se mélanger avec ceux qui ont le ventre bleu ?
                        Il n'y a pas de mots pour exprimer la réalité . Mais combien de mots disent les croyants pour faire monter leurs prières vers les cieux .
                        << Ecoutez>>
                        C'est un lieu ou parait il les riches et les pauvres se ressemblent et s'assemblent, tous sagement assis sur des bancs en hetre vernis.
                        Les croyants s'agenouillent par pénitence.
                        Les convertis restent debout et écoutent.
                        Les athées sont debout au fond par respect mais baillent.
                        Un endroit ou l'on rit par joie et ou l'on pleure par peine. Elle est vieille de cent ans et pourquoi, pourquoi a t'il fallu payer le prix ? Pour qu'un petit du village y laisse sa vie !
                        Parce que peut etre un soldat de dieu y a commis des infamies.
                        Nous restons muets par manque de réponse, mais si nous réfléchissons, s'il y a une divinité dans ces lieux , pourquoi lui ?
                        Seul notre cimetière a encore son ame . Il reste lui parce qu'il est sacré. Restera t'il longtemps à l'abri des dieux étrangers ? et si cela arrive seront 'ils à la hauteur ? et s'embrasseront 'ils pour la fraternité ?
                        Sortant de nos bergeries les tranquilles brebis partaient pour la transhumance , les agneaux frappaient du front le sein de leurs mères, la voix des bergers espagnols criant à leurs chiens.
                        Moi petit je me souviens et raconte.
                        Dans un champ près de chez nous, ils ont mis des agneaux à paitre, ces nouveaux nés d'un jour découvre la vie, chancelant sur leurs pattes ils se calent sous leurs mères, ils étaient comme nous amusés et ravis.
                        Bientôt dans notre boucherie ce sinistre magasin, des cadavres empalés aux crochés, tous des agneaux pour la Pâques proche, cuit avec des feuilles du rameau bénit. Une excuse pour vos ventres aveugles et assassins, etes vous cannibales ? puisque l'on nous dit aussi agneau de dieu. Pourtant tous les gens d'ici sont très gentils. Mais il est vrai que pour que l'arbre grandisse et donne ses fruits il faut qu'il étale ses racines. Petits nous étions ses fruits et les radicelles de nos vies feront de nous des hommes et à notre tour nous avons donnés nos petits .
                        Nos anciens ont connus ces locomotives lugubres, crachant une fumée noire de charbon, assombrissant l'air pur de notre ciel bleu, ces monstres embrumaient l'air en passant au pied de notre pont vieux.
                        Ce vieux pont ruineux résiste péniblement, ses pierres millénaires rendent sa carcasse résistante, ses yeux enfouis s'éteignent doucement, perdus au milieu d'immondes immondices apportées à lui par de droles de gens.
                        Si majestueux pourquoi maintenant on l'oubli ? Cette chaussée imposante que l'on brise et que l'on ignore, on l'a dit à personne parce qu'elle n'intéresse plus ?
                        Chez nous les noms et les métiers disparaissent, ces hommes vendaient des betes, des chevaux des mules des moutons, ils vivaient de ça c'étaient les maquignons. Une allée d'amandiers centenaires en limite avec la campagne d' un maire, il y avait un enclos, il y logeait toutes ses betes et quand la place lui manquait il les mettait à paitre dans le champ entre le canal et l'étang, elles broutaient au milieu des joncs pour boire un fossé au milieu des orties et des chardons ,de temps en temps des espaces d'herbe grasse et verte, ou l'on y voyait au printemps quand tout était tranquille la belle huppe coiffée comme un indien péruvien. Le chardonneret, qui croisé avec un canari donnait un chanteur magnifique, il est vrai que mis en cage ces oiseaux chantaient a tue tete . Les oiseaux préférés de nos grands mères espagnoles. Pendus au tableau de la fenetre dans une prison dorée , un torchon de coton posé dessus du coté du soleil, un quartier de pomme accroché entre deux barreaux, un os de seiche, un nid de jonc tressé, et en son milieu une balançoire pour leur faire oublier la liberté.
                        La petite alouette se nourrissait de plantain qui poussait de par et d'autre d'une ligne blanche de chaux , oui c'est notre stade olympique de notre village. Nous y voyons aussi trainer ces oiseaux piailleurs qui pillaient le figuier du jardin ; Ces nuées de rouquiers se gavaient aussi de raisin de la vigne proche. Il ne faut pas oublier notre emblématique agace, oiseau de prédilection de notre grand mère qui les apprivoisait et les aimait . Ces pies bruyantes et agaceuses , ce sont elles qui les premières au printemps font leurs nids dans ces arbres, que l'on trouve à l'état sauvage dans la vigne contre son mur qui longe le chemin de la pierrade et en pente douce finit en mourant sur la berge du canal. Ces arbres sont là tous les trois, des amandiers aux fruits amers. Ces pies envahissantes préparent aussi leurs nids dans les pins de la campagne proche. Quelques brindilles coupées qu'elles se chapardent au milieu des fleurs naissantes, cassant par leurs disputes une nuée de bouton et de fleur que le vent disperse. Puis après ces disputes sporadiques, elles regagnent leurs nids pour les remettre en état. La petite mésange bleue aux plumes de soie, discrète elle volète de branche en branche pour glaner quelques pucerons. Sa cousine la charbonnière guerrière et caractérielle, colonise le jardin pour y faire son nid, explorant les coins et les recoins et quelques trous de mur ou de tronc d'arbre, comme ceux de nos murier anciens. Elle nourrira cinq poussins, mais par ses va et vient permanent, attirera ce vicieux chat rouquin qui surveille ce manège et calcule son méfait à venir. Le minuscule serin qui vole en groupe et qui volète aux amours comme des oiseaux de paradis , volant sur place comme on appelle nous ici le saint esprit. Ils gargouillent et gazouillent, jadis dans les iles on comparait ces chants à ceux des sirènes
                        Le grand fossé ou l'herbe grasse rend ses accotements glissants son eau sent l'eau des bassins , quelques dans son fond jetées là pour faire des éclaboussures, nous étions enfants et nous nous retrouvions là. Il est long de quelques mètres et vient mourir contre le mur du champ. Mais en réfléchissant , il était né des résurgences d'une source qui alimentait en abondance nos puits nourriciers, eux memes arrosaient généreusement le jardin, dans le passé tous abreuvaient les hommes des villes voisines. C'est un fossé peu profond. Chaque année à chaque génération, tous nous sommes passés par ce lieu. C'est le printemps, la rainette verte a pris ses quartiers et nous petits, nous sommes là, prets a capturer les siens. Les têtards globuleux dans ces eaux vont naitre, ce liquide séminal lui donnera la vie. Aujourd'hui eux aussi seront nait ici.
                        Voilà je pourrai vous parler d'autres endroits de notre village de 1960, mais hélas il va falloir s'arreter, peut etre plus tard nous pourrons encore nous écouter.
                        Maintenant en revenant chez toi, dans ta rue maternelle, des odeurs se glissent par les fenetres entrouvertes, des odeurs de ragouts et de daube mijotés sur la cuisinière à charbon . Les effluves de ces mets nous embaument les narines, votre ventre gargouille de la faim,. Dans ces parfums de vin cuit , le laurier du rameau bénit, est avide de gout, il prend toujours le dessus l'olive noire elle reste discrète.
                        Ce soir au repas , assis autour de la table, la serviette a carreaux dans un cercle de bois, je mangerais entre ma mère et mon vénérable et auguste Papette .il me fera rever comme je reve maintenant en contant ces histoires de ces temps anciens . Tous ces endroits étaient avant pour moi bien plus que d'autres petits coins de France..

                        • Daniel du blog
                          Daniel du blog ........................................ · 8 juillet 2014

                          Que répondre à tout cela, tout est dit, les senteurs d'une époque passée me reviennent à la mémoire, les bruits d'autrefois résonnent à nouveau à mes oreilles, sans tomber dans la mélancolie, sans vouloir se dire qu'avant c'était mieux, il faut tout de même reconnaître qu'avant c'était pas si mal. Moi aussi les temps passés me manquent, cette vie difficile pour quelques uns d'entre nous malgré le trente glorieuses Nos souvenirs nous reviennent pas des images que nos yeux d'enfants ont enregistrés dans nos mémoires Qu'il était bon le temps de l'insouciance de cette vie La Peyradoise des années 60. Merci à toi le poète de faire resurgir tous ces souvenirs, les pierres et les murs de notre village on imprégné cette époque pour qu'aujourd'hui nous nous en souvenions avec un immense plaisir.

                        • ........................................
                          ........................................ Daniel du blog · 8 juillet 2014

                          Dany nous sommes comme ces Mohicans .. Ainsi soit il

                      • ..................................
                        .................................. · 11 juin 2014

                        1 er et 8 Juin 1954 - 60- années.
                        Ce matin nos anciens se sont retrouvés , les souvenirs de leur enfance au village les ont fait pleurer, comme nous ils les ont commentés ,nous avons tous éprouvé une grande tristesse mais en meme temps cela nous a rendu joyeux.
                        Comme COSTE NOEL et CELARIES EDMOND dans le meme régiment ,nous nous l'aurions faite sur la meme galère , si eux tous étaient revenus de ces jours sans fin , ils auraient pus comme nous feter leurs soixante années .

                        Ce dimanche 8 Juin j'ai dit a mon ami.

                        Toutes ces années ont déjà défilées ,malgré toutes ces épreuves que l'ont a pu traverser , rien n'y personne n'a pu nous séparer .
                        Nous ne sommes pas du meme sang ,mais nous somme nous fréres .
                        Pourquoi enfin notre jeunesse a fini par passer , elle s'est enfin enfuie comme les nuages , chassés par les vents , en se modelant tout au long de leur vie.
                        Maintenant notre joie c'est encore d 'y penser .
                        Pourquoi notre c?ur la poursuit pour des retours impossibles , jusqu'à ce beau printemps ou nous avons vu le jour .
                        Ils sont bien loin nos pauvres vieux qui nous ont vu au berceau .
                        Il est bien loin le temps ou nous étions enfant .
                        Il est bien loin ce temps maintenant mon ami.
                        Comme nous étions ,comme nous sommes .
                        Nous avons brulés dans nos c?urs des chagrins tout entier , autant que dans nos souvenirs beaucoup de joies immenses , qui nous ont unis en ami a jamais .
                        Nous deux nous savons que les c?urs de vieux frères sont ceux qui s'attachent .
                        Peu importe, si notre jeunesse a été emportée, par les heures et les années passées , puisque nous sommes encore la réunis.
                        Mais enfin si l'enveloppe de la vie a meurtri nos visages et nos etres et nous a patiné par les ans , elle nous a forgé dans l'acier et moulé dans l'érain et notre amitié est comme l'oxyde noir d'un bronze antique qui le protège , et rien ne peut vieux frère l'altérer .
                        Bon anniversaire mon Ami ..




                      • ......................
                        ...................... · 11 mai 2014

                        Je suis allé hier au village et VOILA .
                        Amis étrangers peut etre quand vous reviendrez dans votre village natal ,vous vous apercevrez assez tot que ce n'est plus l'endroit que vous avez regrettés, car les seuls regrets serons maintenant ceux de votre jeunesse, car maintenant ici vous ne retrouverez plus rien d'attachant .Meme nous les prochains vétérans nous avons fini par perdre nos marques ,nous nous souvenons et avec tristesse nous ne le reconnaissons plus ..

                        • La Peyradois ...................... · 11 mai 2014

                          La Peyrade a bien changée, notre jeunesse est bien loin, que dire des souvenirs de nos ainés qui sont encore parmis nous. La mémoire est la base de l'histoire de notre village, les souvenirs des uns et des autres sont les bienvenus sur le blog, le retour vers le passé n'est pas que de la nostalgie, c'est aussi notre histoire commune. Pensons bien tous que nous ne faisons que passer, et en parlant de ce qui s'est passé avant nous, peut être d'autre parlerons de notre époque qui est leur jeunesse.

                      • ......................
                        ...................... · 5 mai 2014

                        Quand les nuits d'été nous faisaient entendre leurs bruits ,quand la moiteur de notre corps finissait par couler sur notre peau , nous dormions fatigués et non avec plaisir, nous revions éveillés , des reves compliqués qui ne n'aboutissaient pas , on s'éveillait en sursaut et on écoutait la nuit.
                        Le Garmin vous rapporte tout avec lui , les rideaux de la croisée frémissent de plaisir , le courant d'air vous donne un instant le frisson .Le chant de la nuit n'a pas son pareil , dans les heures avancées quand tout le monde dort , alors que la vie semble s'etre arretée , on écoute le silence et on devine tout .Les vagues de la mer sur la plage meurent ,l'écume du sac et le ressac devient blanche et renforce sa couleur avec l'ardant .Les reflets de la lune diamantent les feuilles du vieux lierre , elles sont animées a chaque souffle intermittent .L'on compte les heures par les trains qui passent devant nous , chacun deux nous donnent leurs nom et une direction ,ils sifflent en croisant notre vieux pont , ils ébranlent l'air lourd et continuent leur chemin , l'acier de leurs roues froisse le métal de la voie .Il fera clair longtemps ce soir ,on restera éveillé dans cette nuit chaude et on songera .Le vent entre dans la chambre et a l'aide du rideau joue avec les ombres , le bruit de leurs amours en sort ce son feutré .Ce vent puissant au souffle court a donné sont nom a une automobile au nom prestigieux , pour nous le prestige c'est le nom que nous ont donnés nos vieux .Les étoiles brillent dans cette nuit sans nuages , elles scintillent comme des yeux de loups , entre les coups de vent tout redevint silence , aucun souffle ne peut refroidir ces éclairs de lune .
                        Le figuier du jardin a le feuillage noir ,le rossignol discret s'abrite dans ses rameaux , ses chants mélodieux nous donnent envie d'aimer .Les herbes humides du fossé ont des effluves de canal et d'étang .Je me lève a pas doux , mon père est la songeur assis sur le banc de la cour, il espère apaiser son visage a l'eau fraiche du puits , le cassier de fer que l'on plonge dans son sein garanti la fraicheur a ces bouteilles de verre .Elles abreuvent nos gorges desséchées part toute cette transpiration , la buée se forme sur le verre d'eau qu'il me tend , et la en me regardant ,il me dit , bonne nuit mon petit aujourd'hui ton sommeil seras court .Nous savons nous deux ses enfants que nous somment sans soucis , sans chagrins et sous sa protection nous coulons en ces temps une belle existence .Lui il sait que ses pauvres bien sont ici ,son plaisir nous sa famille ,mais notre richesse a nous c'est sa vie .
                        Les feuilles du murier brillent sous le linceul blanc de la lune , sa luminosité enveloppe encore le jardin .La ratapenade furtive volette dans la lueur jaune du fanal , comme un papillon de nuit elle cascade sans cesse ,les causses du caroubier du champ éclatent sous la pression de ses graines mures .Le coq sur sont perchoir pousse son cris matinal , il annonce en avance l'heure du réveil .Je revient me nicher dans les bras de Morphée , dans ces draps cotonneux enfin frais et revenir reveur dans l'ombre de cette fin de nuit , caressé par ce vent frais rafraichi par ces heures avancées .
                        Les étoiles de la nuit vont enfin s'éteindre , l'on sent le parfum pur du jasmin , il aspire l'air pour que toutes ses fleurs nous embaument , c'est l'heure ou la rosée scintille dans les toiles d'araignées .On entend au lointain le bruit du fer battu , le forgeron matinal reprend tot son ouvrage .Cette nuit se rendort et la vie reprend maintenant .
                        Bon dieu , tu a raison DANY, qu'il était doux le temps de nos étés d'enfant ..

                        • ....................
                          .................... · 3 avril 2014

                          Parton maintenant au milieu de nos vignes, par ces chemins poussiéreux qui teintent leurs bordures. Certain sont pierreux comme la basse garrigue , bien du fer a dut marteler ces cailloux , par les pieds des chevaux et les roues des charrettes . On distingue encore des traces et des ornières .On se demandera toujours combien ils ont pu etre .Certains de ces chemins sont plus bas que la terre , des murs de cailloux font leurs accotements ,cette pierraille est sortie de la vigne a la force du pic et des ans ,et quand la courageuse bete tire la poitrine en avant et que la pointe de la charrue pénètre la fissure , le calcaire éclate et affleure la surface , l'homme le mettra sur la muraille et continuera inlassablement .Il n'y a maintenant aucune récompense , ce sera aujourd'hui peut etre le dernier labour .La maintenant la campagne est triste endeuillée par ces sombres pieds de vignes , renforcé par ce vent du midi ,de gros nuages noir et humides montent sur ce golfe déchainé , une chape de plomb plane sur notre village et nous rappelle a tous que l'hivers est enfin arrivé .
                          L'on voyait dans ces temps tout au long des chemins ,des milliers de pieds de vignes , alignés au carré , meme avec du recul on ne voit que des lignes .Elles sont purgées d'herbe et propres comme les belles allées d'un parc .Piochées et labourées par de vieux hommes courbés aux mains crevassées , le visage brulé par le froid et la sécheresse .Les habits des haillons qu'ils remettent sans cesse ,tachés par le vitriol bleu ce nouveau traitement .Ils sentent le cheval la terre et la sueur , le travail est dur sur cette terre aride .Ici dans ces lieux ,il ne pousse rien que cette belle vigne et cette caillasse maudite .La parcelle est travaillée sans treve ni repos par ces hommes et leurs chevaux .Ces braves gens travaillent seul leurs terres a leurs risques et périls , pour un faible pécule et certainement pour une bonne misère .Il excite de la voie la mule ou le cheval , et la, l'homme fait faire un demi cercle a la bete , et a la force de ses bras , il soulève le soc de son araire pour le remettre dans l'autre rang et la il y fera un nouveau sillon .Le chemin est long pour rentrer au village , il porte pour sa bouche quelque chose a manger et pour boire un outre de son vin .Tout cela plié dans un torchon enfoui dans sa musette qu'il accrochera des fois au guidon de son vélo ou maintenant au crochet de la charrette .
                          Il se loura souvent si l'année est mauvaise dans les campagnes comme saisonnier , car des fois il y manque des valets ou parfois par des connaissances directes .
                          Plus tard ils auront deux emplois la vigne et l'usine .Ils réussiront et auront au village ,une jolie maison une écurie dessous , un cheval ou une mule , et c'est sur une belle et jolie famille ..

                          • .........................
                            ......................... · 4 mars 2014

                            Quand les rayons du soleil glissent sur la campagne , ils forment des ombres sur les choses ,un deuxième relief , une quatrième dimension . Petit a petit sur cette mer calme , un anneau de feu émerge des abysses et annonce aujourd'hui une aurore naissante .Elle illumine le ciel , les premières lueurs viennent jouer sur les eaux et semblent faire friser la surface de l'onde .Un brick blanc fille sur l'espace , ses voiles suspendues gonflent avec les vents .Les vignes que les rayons affleurent verdissent , un champ de coquelicots tache cette verdure , alors que la garrigue reste encore d'un brun vieux . Quelques pins rabougris poussent sur ses flancs .Ici le vent du nord dans leurs branches meurtries pleure et chantent comme des plaintes humaines . Quand arrive le printemps , les grands chevaliers , les cavaliers du froid surgissent , ils marchent souvent par deux ou trois , de tous il faut se méfier , mais aujourd'hui souffle le dernier ,le matin du passage du terrible chevalier ,le soleil se lève dans un ciel sans nuage .Mais il faudra attendre saint Boniface , lui seul peut briser les glaces du temps qui passe .
                            Les jeunes vignerons sont enfin revenus ,arrachés tour a tour a leurs terres ,laissant ici des méres sans nouvelles et des vignes sans amis .Ils sont la quelques un errant en pleurant , ayant peur du silence ,hantés par des souvenirs atroces et ont honte d'etres la alors que leurs frères n'ont pu revenir .Ils embrassent des mères endeuillées , par la perte d'un père d'un frère ou d'un amis .Il est la sur cette hauteur et regarde sa contrée , il est calme et serein songeant a tout ce temps perdu qu'il ne retrouvera plus , il sursaute dans son sommeil , et dans sa tete résonne les bruits des canons aveugles et assassins , instruments du faucheurs .Dans sa vigne en armas des coquelicots ont poussés ici , ils sont comme des gouttes de sang , ils lui rappellent le front, des boues rouges et des amis sans visages , meme du mitrailleur Allemand qui lui aussi avait peur .Seule cette sombre guerre occupe encore ses pensées .Il retournera cette terre que quand les fleurs auront fanées ,et l'an qué bén un homme coiffé d'un canotier , devant un monument blanc fera de grandes allocutions au milieu des drapeaux et des fleurs chrysanthèmes ,il ventera la gloire de nos hommes perdus ,tous de jeunes enfants , et dans tout le pays comme dans notre village , au son du clairon et un instant de silence , il ventera notre magnifique drapeau et ce sacrifice pour notre France .
                            Et ce soldat sera notre vieux papette que nous avons aimé , et pour ses bébés innocents , il a peut etre prié , pour ne pas que son histoire nous touche aussi , parce qu'on lui avait promis que la sienne serait la dernière .
                            Maintenant que nous sommes aussi grands parents et que nos petits enfants nous voient comme des papettes , protégeons ces petits et soyons vigilants , car leurs souvenirs font peut etre parti du passé , mais l'histoire elle risque de se renouveler avec certainement un peut plus PROGRES..

                            • ...........................
                              ........................... · 15 février 2014

                              Les souvenirs et la mémoire des hommes sont des richesses sans limites ,plus précieux que l'argent ,tout le monde en dispose , tout deux jalonnent les années comme les crans d'une roue ,toujours dans le meme sens .Nous venons du néant pour finir au néant ,et arrivé au bout plus rien ne recommence, et quand l'on se rapproche de cette derniére dent , meme les plus athées, les plus convaincus se demandent pourquoi cela vat enfin arriver , ils commencent a réfléchir a tout ce qui c'est passé dans toutes leurs vie , car tous ces souvenirs sont enfoncés dans leurs cranes ,ils se disent enfin que tout cela ne peut ce terminer ainsi .
                              Comme nos anciens nous nous accrocherons jusqu'à notre dernier souffle , pour laisser ici bas et a notre gentille descendance le souvenir de nous et de nos descendants. Nous avons connu et pour certain aimés . Pour ces amis sur ces photos jaunies ,pour ces anonymes aux visages rieurs ,et parce que personne n'est pas assez vieux pour leurs donner un nom , d'autres oubliés qui surgissent enfin , d'autre inconnus , meme pas un nom ou une souvenance , parce qu'ils étaient venus vieux ou ne nous ont point marqués .Mais pour leurs esprits tourmentés ci cela existe , pour qu'ils retrouvent leurs identités , creusons nous la cervelle tant qu'elle nous reste ,toute cette tristesse et ces mélancoliques souvenirs sont le lot de chacun , et l'immortalité de ces gens amis , dans nos tetes seront pour nous et pour plus tard les notres le PRIX ..

                              • La Peyradois ........................... · 15 février 2014

                                Daniel, tu as bien raison, les souvenirs de nos anciens sont d'une importance capitale pour nous, ils sont la mémoire de notre passé, sans eux nous ne serions pas là, sans eux et sans leurs souvenirs, l'histoire n'existerais plus. N'attendons pas qu'il soit trop tard. Daniel tu es un poète...

                            • ....................
                              .................... · 13 décembre 2013

                              Pour nos souvenirs , nos expatriés , nos amis ,nos anciens , nos disparus .
                              Je me souvient souvent de notre village paisible ou l'odeur de l'iode cotoie celle des garrigues , du chêne kermes d'ou l'on tirait jadis de son petit cette couleur carmique ,du pistachier lentique a sa résine prisée par tous les harems d'Afrique, comme sur l'ile de Chio il est ici partout .Il cotoie aussi le térébenthe et son huile précieuse de térébenthine . tout cela est beau et en se souvenant vous rend mélancolique .Ici les gens sont bons et humbles malgré la rudesse de la vie , de l'usine a la vigne ils vivent comme ça .Nos vieux sont venus il y a longtemps de ces villages Ibériques travailler dans ce pays dans des époques tragiques . Ils auront des petits qui donneront des petits et maintenant nous aussi nous sommes de ce pays .Eux ils ne savent pas ces gens des grandes villes ,ou personne ne se connait ,ou la vie est plus facile ,ils écoutent notre accent qui les fait parfois sourire et dans mes souvenirs je les encore rire et rire . Toi LA PEYRADE disait mon professeur , parle et parle encore ,je me régale de tes mots . Et toi le petit tu est loin de chez toi et de tes mots tu régale cet homme . Des fois tu parle comme ton papé qui lui est un Français ,dans un patois a lui que tu vient sans le vouloir déformer .Tu revient a La Peyrade et sur tout le chemin tu pense et pense encore a tes parents ton frère et tes copains , tout a l'heure tu les verras et enfin tu pourras les embrasser rire et jouer
                              Ceux qui sont loin d'ici se souviennent encore de notre village et comme nos disparut , nous chacun a notre tour nous laisserons ici l'empreinte de tout , et tu diras la bas dans cet endroit que tu imagine , moi mon ami la bas j'etais et ici je suis encore un LA PEYRADOIS..

                              • ...........................
                                ........................... .................... · 26 janvier 2014

                                Revenons maintenant a des temps plus anciens ,alors qu'il n'y avaient dans ces lieux encore presque rien , qu'une frele bande de sable agressée perpétuellement par de violent courant et d'agressifs vent marins, il ne pousse sur ces rivages que la frele barille et le robuste tamarin. Au cours des assauts de ces violentes tempetes ce forment de ci de là de petites ouvertures qui profiteront certainement au renouvellement de la vie de ces fragiles lagunes . Sur leurs berges vaseuses quelques huttes de pecheurs qui n'ont qu'à eux, leurs familles leurs vies et leurs frèles esquifs.
                                Au printemps tous renait sur ces rivages austères, on entend le cris de la sterne arctique qui revient chez nous pour de frugaux festins tous comme le bécasseaux sylvain qui se gave d'innombrables vermisseaux , et qui par ses gazouillis révèle sa présence .
                                Les cotes de la lagune sont parsemées de quelques pieds de vignes , certainement plantées la jadis par des gallos Romains .On y voit encore maintenant quelques traces de leurs vie ,mais a force de creuser nous violons notre terre et enfin il ne restera rien que quelques mots écrits sur de vieux parchemins qu'on oubliera dans quelques carton , comme cette arche perdu dans un désert profond .
                                On l'appellera après bas Languedoc .Déjà avant le Roi Henri ,ils avaient des vues par ici , mais encore il n'en feront rien .Partout autour de cette lagune des villes se sont fortifiées avec chacune leurs propre port .La religion fait la loi et au nom de la croix l'on sème la terreur , pour elle on tue et pille . On ne peut dire combien est le nombre de ces populations qui se déciment an par an par ces maladies tueuses ,les guerres et les épurations religieuses .On prie on prie dans ces lieux pour en crever enfin le ventre bleu ou bien rongé par la petite vérole .Cette patrie a une croix on l'appellera Languedoc , elle a douze points qui sont posés sur ses pointes , elle ne sort pas de nulle part puisqu'il y a très longtemps elle était vénerées par un peuple gaulois qui de la montagne de Séte au delà vers le levant , et un autre tribut au delà vers le couchant .Ils en firent en premier leurs symboles arrivée jusqu'à nous par ces soi disant hérétiques Cathares qui en porteront tous , pourtant beaucoup rejetaient ces symboles et si certain voyaient en elle un signe c'est qu'ils avaient été convertis .
                                Voila notre peuple autochtone qui a souffer dans ces temps si anciens de la croix Romaine a la croix Occitane il est vrai que le combat entre les deux croix on fait des ravages dans les grandes villes comme dans les petit villages .Cette société en Languedoc fera peur et par sa naissante grandeur sera prétexte a bien des massacres et plus tard avec ces vaillants Camisards feront peur a notre bonne France et a notre Louis des grandeurs .
                                Depuis ces temps commence la naissance de notre petit village et de cabanes en cabanes , d'ames en ames feront de nous maintenant des enciens..

                              • Henri sylvain 10 messages
                                Henri sylvain ........................... · 13 août 2016

                                bravo - on dirait du Christian Signol - j'ai tout lu ,depuis le début et j'y ai pris beaucoup de plaisir -!

                              • Merci Mr Sylvain , ce n'était pas un pays de cocagne , """MAIS c'était le mien !! "" et le notre .Je n'arrive pas a me faire a l'idée de le voir ainsi,c'est la vie ? le progrès ? peut être une fuite en avant trop rapide ? le XXI avec tout ces chamboulements?des regrets?parce qu'on ne reviendra plus en arrière ? OUI !! on peut pas se refaire , j'y reste , mais a l'écart avec mes souvenirs et mon dernier plaisir si l'on peut dire sera d'y mourir .

                                Comme dit Dany si tout cela vous fait plaisir le blog et ces textes ça nous fait plaisir aussi ..........
                                Adessias

                              • Mr Sylvain, si le blog peut vous apporter tout ce plaisir, c'est pari gagné, et c'est tant mieux.