LA PEYRADE MON VILLAGE

LA PEYRADE MON VILLAGE

La Peyrade d'avant de Maryline

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Ma grand-mère Targa avait l'habitude de dire : "Qui a vu LP et qui le voit maintenant...".
Eh bien on fait pareil !!!
C'est vrai que c'était magnifique, cette vie si proche de la nature, les légumes et fruits bio sans le nom, tout ce qui fait notre nostalgie.
Mais, dès qu'elle a pu, ma mère a pris un appartement aux Lauriers Roses parce que, chez mes grands-parents, il n'y avait pas de salle de bain, de toilettes convenables, pas de lave-linge, pas de chauffage central, etc.
On voyait ça avec nos yeux d'enfants, tous ces tracas quotidiens nous étaient épargnés. Je ne suis pas sûre qu'ils appréciaient tous la nature et les petits oiseaux.
Je regrette infiniment nos villages qui étaient tous différents, qui avaient tous un charme particulier. Maintenant, tous les abords se ressemblent : zones industrielles, mêmes enseignes. Et pourtant, un collègue de travail originaire de Mayotte (beaucoup plus jeune que moi) me disait en janvier que, pour lui, la France est magnifique : il est chauffeur, sillonne les départements autour du Rhône et livre dans les zones industrielles tous les jours.
C'est irréversible et il nous faut vivre avec, d'autres apprécient.
Ma fille et son mari ont découvert il y a peu le film "Soleil vert", avec Charlton Heston, et cette fin fabuleuse. Restons du côté de la lumière.

https://www.youtube.com/watch?v=Rd_QZCALNEU

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Merci les 2 Daniel, La Peyradois de me faciliter la tâche dans le blog, Minguez d'être allé chercher le film.

J'ai entrepris l'année dernière d'écrire pour ma fille des petites histoires de mon enfance à LP (quand elle était petite, elle adorait que je lui raconte ma vie d'avant, et maintenant, j'ai peut-être le désir de laisser une trace). Je copie celle des cheveux.

Maman adorait les cheveux longs, pas sur elle (je ne l’ai connue qu’avec les cheveux courts), sur nous.
Mais pas question de les laisser libres (« à la Françoise Hardy » comme elle disait un peu plus tard).
Tous les matins, c’était la séance de torture pour les attacher : couettes, queue de cheval, tresses…
On n’avait pas de salle de bain, elle nous les lavait une fois par semaine dans l’évier de la cuisine.
Pas de produits démêlants non plus à l’époque : on s’est souvent pris des baffes, des coups de brosse ou de peigne (ça durait trop longtemps, ça faisait mal, ça tirait, surtout les queues de cheval).
Mais l’horreur absolue, c’étaient les chignons de boucles.
Pour les grandes occasions (communions, cérémonies, fêtes religieuses, bref, 1 ou 2 fois par an), elle prenait rendez-vous chez Faret pour le samedi après l’école (on finissait à 16h30), on rencontrait invariablement Mme Assié (qui allait chez le coiffeur chaque semaine, le summum de l’élégance et de la position sociale pour Maman) et on souffrait :
- Shampooing énergique (massage du cuir chevelu inconnu),
- Démêlage (bonjour les nœuds après le shampooing) mèche à mèche en commençant par les pointes, la tête qui partait dans tous les sens et arrachage en règle,
- Bigoudis très serrés et piques qui nous rentraient dans la peau du crâne,
- Séchage interminable sous le casque (il fallait que les cheveux soient secs à cœur et ils étaient d’autant plus enroulés sur les bigoudis qu’ils étaient longs) : on cuisait littéralement,
- Arrachage encore quand on nous enlevait les bigoudis (les cheveux restaient accrochés),
- On nous montait la masse cm par cm, en tournant avec la brosse, jusqu’au sommet du crâne,
- Plusieurs tours d’élastique pour tenir le tout jusqu’à ce qu’on ait les yeux bridés,
- Modelage des boucles et maintien par des dizaines et des dizaines d’invisibles et de pinces dont certaines nous rentraient aussi dans la peau du crâne,
- Sans doute toute la bombe de laque Elnett pour que ça tienne toute la nuit (puisque les grandes occasions avaient lieu le dimanche). C’était paradoxal : on m’a fait faire 3 semaines de cure par an au Mont-Dore de 1963 à 1965 pour les bronches, on partait tous les étés à la montagne pour le changement d’air et on m’étouffait sous la laque,
- Le refrain habituel : « il faut souffrir pour être belle ». Sauf que je me suis toujours trouvée moche avec les yeux bridés et la nuque raide.
Le soir, Maman nous mettait un filet pour aller au lit, bien serré (le matin, on avait la marque tout autour du front). Heureusement qu’on n’avait pas le sommeil léger, mais je me réveillais en général avec mal à la tête. Liftée et asphyxiée !
Et le dimanche soir, il fallait tout défaire :
- Récupérer les invisibles et les pinces pour la prochaine fois
- Couper l’élastique au ciseau parce que trop serré
- Les cheveux tenaient tous seuls : brosser à mort pour enlever la couche de laque séchée et faire retomber l’édifice
- Pas question de faire un shampooing qui aurait nettoyé tout ça : on ne se lavait la tête qu’une fois par semaine.

À 18 ans, je me suis fait couper les cheveux (très courts) et teindre en auburn sans le dire à Maman.
Je suis allée la voir en maison de repos, elle était dehors, on discute un bon moment et puis elle me laisse passer devant elle pour entrer.
Et là, le cri : « Mon Dieu ! Tes cheveux ! ». Ça m’avait étonnée qu’elle ne dise rien, en fait, elle croyait que je les avais attachés en une queue basse.
La majorité était encore à 21 ans (je suis devenue majeure d’un seul coup d’un seul en avril 1974 quand Giscard a été élu, je n’avais pas tout à fait 20 ans).Mais je devais m’occuper de tellement de choses qui n’étaient pas de mon âge depuis qu’elle était malade que je m’étais donné le droit à un peu d’émancipation. Et c’est passé par l’opposition capillaire. L’heure de la revanche avait sonné !
L'enfant est le père de l'homme (William Wordsworth)

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Un autre souvenir cuisant :
On habitait à l'étage, mes grands-parents Targa sur le devant (face à l'école) et nous sur l'arrière (côté traverse). Il n'y avait pas de salle de bain et, en haut, pas de toilettes. Les WC étaient en bas mais ma sœur et moi n'y allions jamais quand on était toutes petites (trop vieilles, trop hautes, elles ne donnaient vraiment pas envie !). Donc, c'était le petit pot ou, la plupart du temps, sous le figuier. On prenait du papier "génique" (j'ai dit ça pendant des années, jusqu'à ce que je fasse le lien avec hygiène et que je visualise le mot) et roule.
Sauf qu'un jour je l'ai oublié. Qu'à cela ne tienne, le figuier descendait très bas et j'avais à ma portée de grandes feuilles bien pratiques.
J'ai eu du feu pendant 1 semaine. Ma mère m'a dit : "Mais tu ne savais pas qu'il ne fallait pas s'essuyer avec des feuilles de figuier ?". Ben non, je ne savais pas, on ne parlait pas de ces choses-là : tout ce qui était juste au-dessous et au-dessus de la ceinture, c'était tabou. Et je me suis fait engueuler, en plus !
L'enfant est le père de l'homme (William Wordsworth)

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Quand on avait douze ans, dans le champ contre les maisons du bord du canal , il y avait un grand figuier avec des figues toujours vertes  , on avait entendu dire par les grands que pour se faire pousser les poils, il fallait se badigeonner de lait de figues..OU ça !!!
Le con , il faut le faire , oui , mais pour pas aller a LEUR GUERRES

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Exact, même que le jus blanc de la figue fais partir les verrues, mais bon moi, j'ai pas essayé.

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La Peyrade sur la terre OCCITANE
http://www.youtube.com/watch?v=8YTkzUOG2ao
Le con , il faut le faire , oui , mais pour pas aller a LEUR GUERRES

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Pour les verrues, c'est vrai : il y a 4 ans, un homéopathe de Perpignan me l'avait prescrit. Donc, tous les soirs, je sortais me mettre du lait du figuier devant chez moi, à Laroque des Albères. Mais je trouvais ça un peu longuet. Et très pégous !
Et puis un soir, des Allemandes qui passaient, et que j'avais branchées, m'ont dit que l'ail était souverain.
Donc, je n'ai plus eu à sortir le soir (faire mes incantations à la lune comme disait ma voisine), je me coupais des petites rondelles d'ail que je faisais tenir avec du sparadrap. La nuit, quand j'approchais les mains du visage, l'odeur me réveillait.
Mais au moins, j'ai rapidement vu des progrès, là. Donc, j'ai continué jusqu'à disparition complète. Et pourtant, elles étaient rebelles, j'avais fait de tout : brûlées à l'azote liquide tous les 15 jours chez le dermato pendant 1 an et demi, les oublier, chélidoine, magnétiseur...
Mon grand-père Pouget disait toujours qu'il faudrait élever un monument à l'ail.
L'enfant est le père de l'homme (William Wordsworth)

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